Bassirou Diomaye Faye a soufflé ses 44 ans, le lendemain même de la
présidentielle. Il est né le 25 mars 1980 à Ndiaganiao où il fit son éducation
primaire, avant de poursuivre son cycle moyen et secondaire dans la ville Mbour
Il décroche son baccalauréat en 2000, qui lui ouvre les portes de la
prestigieuse université Cheikh Anta Diop de Dakar. Bassirou Diomaye Faye en
sortira en 2004 avec une maîtrise en sciences juridiques et politiques.
Le moment est alors venu pour lui d’affronter le marché de l’emploi. Il
tenta les concours d’admission à l’école des officiers de police, de la
magistrature et l’École nationale d’administration (Ena). Il échoua au premier,
mais réussi les deux autres. Il opta pour l’Ena et y suivi sa formation en
fiscalité. à sa sortie, le jeune Bassirou est affecté à la Direction générale
des impôts et domaines en 2007. Et c’est là que son destin croise celui d’Ousmane
Sonko, qui venait de porter sur les fonts baptismaux le Syndicat autonome des
agents des impôts et domaines (Said) et dont il était le secrétaire général
(d’avril 2005 à juin 2012). Bassirou Diomaye a d’abord été chargé des
revendications du nouveau syndicat, avant de succéder à Sonko au poste de
secrétaire général.
Les deux syndicalistes finissent par basculer sur le terrain politique.
Avec d’autres jeunes fonctionnaires, ils vont créer le parti des Patriotes
africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef) en
2014. Bassirou Diomaye y occupa successivement les fonctions de membre du
comité de pilotage, de président du Mouvement national des cadres patriotes
(Moncap) et des diasporas et de secrétaire général, à partir d’octobre 2022.
Les Sénégalais découvriront davantage la carrure de Bassirou Diomaye à la
suite du litige foncier entre les habitants du village de Ndingler (dans la
même Commune de Ndiagagniao dont il est originaire) et l’entreprise sénégalaise
Sedima. La notoriété qu’il tirera de ce combat qui a eu un écho national ne lui
permettra pas de remporter son bastion lors des élections locales de janvier
2022. Il va perdre face au candidat du régime. Investi sur la liste des
titulaires nationaux à la députation de juillet 2022, l’invalidation de la
liste principale remplacée par une liste de suppléants, l’empêchera également
d’entrer à l’Assemblée nationale.
Ces deux revers successifs semblaient sceller son sort. Surtout qu’à la
suite du procès pour diffamation contre Sonko intenté par l’ancien ministre du
Tourisme, Mame Mbaye Niang, Faye va être emprisonné. On lui a reproché de s’en
être pris à la magistrature en dénonçant ce qu’il a nommé dans un message
Facebook «la clochardisation continue de la fonction». Il dénonçait alors un
procès d’inéligibilité de Sonko à la présidentielle de 2024.
Il sera inculpé le
14 avril 2023 des chefs «d’outrage à magistrat, diffamation et actes de nature
à compromettre la paix publique». Le secrétaire général du parti et son
président vont se trouver dans les liens de la détention. Contrairement à son
mentor, le procès de Bassirou Diomaye n’a jamais été enclenché. Il jouissait
donc de ses droits civiques et c’est en cellule qu’un plan sera concocté pour
lui permettre de participer à l’élection présidentielle.
Les difficultés ne manqueront pas sur son chemin. Et au bout d’un processus électoral à rebondissements, le voilà élu 5è président du Sénégal. Ce père de famille avec deux épouses est très attaché à ses origines paysannes. On le dit altruiste. Il abhorre par-dessus tout voir, soutient-il, les plus forts se servir de leur force pour écraser les supposés plus faibles“.
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Mali-Sénégal : Des avantages comparatifs À exploiter
Le Mali et le Sénégal sont aussi unis par des liens séculaires d’ordre
géographique, historique et socioculturel. Ils ont établi des relations
multiformes depuis très longtemps et cela bien avant leur accession à la
souveraineté internationale. Bien que la Fédération du Mali (janvier 1959-20
août 1960) n’a pas pu résister longtemps aux vents contraires, les deux pays
ont su rétablir rapidement des relations bilatérales avec l’institution d’un
cadre de coopération à travers la mise en place d’une Grande commission mixte
de coopération. Ils entretiennent d’excellentes relations au plan politique et
appartiennent aux mêmes ensembles internationaux, régionaux et sous-régionaux.
L’invitation adressée au Mali pour l’investiture du président Bassirou Diomaye Faye témoigne de la qualité des relations qu’entretiennent les deux États et la volonté des autorités des deux pays d’œuvrer au raffermissement de ces liens de coopération, mais aussi d’amitié et de fraternité.
Le Sénégal accueille plusieurs milliers de nos compatriotes dont certains
s’y sont installés depuis des décennies, notamment à la faveur de la Régie des
chemins de fer Dakar-Niger.
De façon générale, ces derniers ne rencontrent pas
de difficultés particulières. également, le Sénégal fait partie des pays qui
ont accouru au secours du Mali suite à la crise sécuritaire. Ce pays frère a
participé à la consolidation de la sécurité dans les régions du Nord avec le
déploiement d’un contingent de soldats dans le cadre de la Mission
multidimensionnelle des Nations Unies pour la stabilisation du Mali (Minusma),
dont le mandat a pris fin le 31 décembre 2023.
Le Mali est le premier partenaire commercial du Sénégal avec plus de 50%
des activités du Port de Dakar. Et depuis la finalisation de la route
Dakar-Bamako, les échanges commerciaux entre les deux pays se sont développés
même si des difficultés persistent au nombre desquelles, il y a la non fluidité
du trafic, les conflits récurrents entre les transporteurs maliens et
sénégalais, les tracasseries administratives, etc.
La coopération bilatérale entre le Mali et le Sénégal couvre presque tous les domaines de la vie socioéconomique : échanges économiques et commerciaux, santé, artisanat, tourisme, éducation, formation professionnelle etc. Toutefois, cette coopération bilatérale qui reste largement en deçà des possibilités qu’offrent les deux pays mériterait d’être renforcée en exploitant davantage les avantages comparatifs. Il faut signaler que treize sessions de la grande commission mixte de coopération Mali-Sénégal se sont déjà tenues et la 14è est prévue à Bamako.
Issa DEMBELE
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