Le ministre de l'économie et des Finances, Alousséni Sanou et le directeur général adjoint du FMI, Kenji Okamura, au siège du FMI en avril 2025
Une équipe du Fonds monétaire international (FMI),
conduite par Madame Wenjie Chen, a mené (du 10 au 21 novembre) avec la partie
malienne, une mission virtuelle dans le cadre de la première revue du programme
de référence Staff monitored program (SMP), conclu en avril 2025. Cette revue
avait pour objectif d’évaluer les progrès accomplis par le Mali, notamment en
termes de mise en œuvre des engagements convenus et de performances
macroéconomiques.
Faut-il le rappeler, notre pays a subi des
inondations en 2024 qui ont causé des dégâts importants. Le FMI, pour aider à
faire face aux effets de ces inondations, a octroyé une Facilité de crédit
rapide (FCR) d’un montant de 72,969 milliards de Fcfa. Cette Facilité a été
combinée avec un programme de référence assorti d’engagements à mettre en œuvre
par les autorités maliennes, sous forme de repères structurels ainsi que
d’objectifs quantitatifs.
À l’issue de sa mission virtuelle, l’équipe du FMI
a publié, lundi dernier, un communiqué de presse dans lequel elle salue les
efforts de nos autorités, du fait de l’atteinte de ces repères et objectifs
dont les délais étaient fixés au 30 septembre 2025. L’équipe souligne, avec
satisfecit, l’utilisation transparente du décaissement effectué. Et indique,
dans le même communiqué, qu’elle est parvenue à un accord préalable avec les
autorités maliennes, sous réserve de l’approbation par la Direction générale du
FMI.
Concernant les performances macroéconomiques,
l’institution de Bretton Woods a pris en compte les défis auxquels le Mali est
confronté, notamment les effets des inondations, les attaques terroristes ainsi
que les crises du carburant et de l’électricité et le différend avec la société
Barrick Gold. Ainsi, a-t-elle revu à la baisse ses perspectives en ce qui
concerne notre pays, estimant que ces différentes crises ont impacté
«négativement la croissance économique qui devrait atteindre à 4,1 % en 2025 et
l’inflation s’établira à un niveau inférieur à 3%».
Pour 2026, toujours selon leur perception de la
situation économique, le volume des activités enregistrerait une accélération
de la croissance à 5,5% en rapport avec une reprise de la production aurifère
et une amélioration progressive des conditions de sécurité. Quant à
l’inflation, elle devrait fléchir à 2,5%, largement conforme à la norme
communautaire de 3%.
Il est cependant important de signaler que ce
communiqué de presse est un document du FMI, qui ne fournit que l’appréciation
de son équipe. À ce titre, des écarts peuvent exister entre les chiffres qui
sous-tendent cette appréciation et ceux expliquant l’opinion des autorités
maliennes, axée sur les données factuelles des services officiels. Ainsi, dans
le cas d’espèce, «les autorités maliennes, sur la base des statistiques
produites par les services techniques pour l’année 2025, ont réaffirmé leur
projection initiale de croissance économique à 6,1%, en rapport avec le
raffermissement du volume des activités dans l’ensemble des secteurs», informe
une note du ministère de l’Économie et des Finance.
Selon le document, le taux
d’inflation ressortirait à +2,5% en 2025, en lien avec les mesures de soutien
du gouvernement en faveur de la population et des acteurs économiques et une
bonne campagne agricole. L’encours de la dette rapporté au PIB est projeté pour
2025 à 41,7%, ce qui traduit l’efficacité de la politique d’endettement du
Mali. Pour 2026, les perspectives font état d’une croissance de 6,3%, du fait
de l’embellie attendue dans l’ensemble des secteurs (et même des branches).
Le
taux d’inflation, pour sa part, est attendu à +2,0%, niveau conforme à la norme
communautaire de l’Uemoa. Ces perspectives pourront être revues à la hausse, en
liaison essentiellement avec la fin du différend avec la société Barrick, qui
se traduirait par une hausse des recettes intérieures mobilisées et un accroissement
notable de la production d’or en 2026.
Il convient de souligner, par ailleurs, que pour
la même période de la revue, la Commission de l’Uemoa, sur la base des
indicateurs produits au titre de la surveillance multilatérale dans ses pays
membres, a félicité le Mali au regard de ses performances macroéconomiques
liées notamment au taux de croissance, au taux d’inflation, au déficit
budgétaire et à l’encours de la dette rapporté au PIB.
Cette mission réussie du FMI, au-delà des chiffres, envoie un message clair aux Partenaires au développement, aux investisseurs et aux marchés : Le Mali tient le cap de la mise en œuvre satisfaisante des réformes, il honore ses engagements malgré les chocs, et renforce progressivement les fondations d’une croissance durable, portée par une meilleure gestion des finances publiques.
Synthèse
Issa DEMBELE
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