La bonne application de cette décision nécessite l’implication de tous
Suite aux
attaques terroristes perpétrées, le 17 septembre dernier à Bamako, les
autorités, dans le souci de préserver la sécurité publique, ont décidé, jeudi
dernier de la fermeture de sept marchés à bétail du District de Bamako. Il
s’agit des marchés à bétail de Lafiabougou Koda, Sabalibougou, Faladié Solola,
Faladié Zone aéroportuaire, Niamana, Djélibougou et de la Zone industrielle.
Dans le cadre de l’information et la mise en œuvre de cette décision, le
ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, a rencontré, vendredi dernier,
les marchands à bétail pour échanger sur les voies et moyens pouvant atténuer les
conséquences de cette décision.
La
rencontre, tenue dans les locaux de son département, a enregistré la présence
de son collègue en charge de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de
l’Aménagement du territoire et de la Population, Imirane Abdoulaye Touré, du
président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (Apcam),
Sanoussi Bouya Sylla, du président de l’interprofession filière bétail-viande
du Mali, Mamoudou Abdoulaye Diallo ainsi que les acteurs des marchés à bétail
du District de Bamako et de Kati.
La bonne
application de cette décision, selon le ministre Youba Ba, nécessite
l’implication de tous. «Elle interpelle chacun de nous à un changement de
comportement dans un monde marqué par le terrorisme et la criminalité
transnationale organisée», a-t-il déclaré, ajoutant qu’elle contribuera à
améliorer les conditions de travail des éleveurs et vendeurs de bétail. «Cette
mesure ne vise aucune catégorie de personnes. Ce ne sont ni les éleveurs ni les
marchands de bétail qui sont visés. Il n’y a aucune stigmatisation sur une
catégorie d’individus», a-t-il clarifié, assurant qu’il s’agit d’une action
sécuritaire prise par les autorités pour l’intérêt de toute la population
malienne.
Ainsi, le
gouvernement, dans le souci de la continuité d’un ravitaillement correct des
populations en viande de qualité a décidé de l’ouverture de nouveaux marchés à
bétail à Kati Dral, Sanankoroba et
Zantiguila en lieux et places des marchés à bétail fermés. Ces sites, a
rassuré Youba Ba, seront bien aménagés, à la différence des anciens marchés à
bétail. La latitude sera également donnée aux acteurs de la filière, de choisir
un marché à leur convenance.
Le ministre Youba Ba a, par ailleurs, remercié le
ministre chargé des Domaines pour la diligence avec laquelle, ses services
techniques ont accepté de mettre à disposition plus de 50 hectares de terres
sur deux sites, situés à Zantiguila sur l’axe Bamako-Ségou-Mopti et à
Sanankoroba sur l’axe Bamako-Sikasso pour servir de marchés à bétail et aux
activités connexes. Une mission pluridisciplinaire composée des représentants
des ministres chargés de l’élevage, des Domaines, des Infrastructures et de la
Sécurité s’est rendue sur les nouveaux sites pour évaluer les besoins
prioritaires.
Au nom des
acteurs, le président de l’interprofession filière bétail-viande du Mali,
Mamoudou Abdoulaye Diallo, a exprimé l’adhésion de son organisation à cette
mesure visant à sécuriser les Maliens et leurs biens. Cependant, les acteurs
ont souhaité un moratoire concernant la fermeture immédiate des marchés. Ils
ont estimé que cette décision viserait à arrêter toutes activités économiques
et aussi, l’approvisionnement de la ville de Bamako en viande. Les acteurs ont
également souhaité que les infrastructures qui seront réalisées puissent
répondre aux normes sécuritaires et sanitaires, en approvisionnement en eau des
bétails et des acteurs. Ils ont aussi souligné les problèmes de spéculation
foncière dans certains marchés à bétail.
Le président de l’interprofession filière bétail-viande du Mali a souligné le cas du marché à bétail de Kati qui risque de recevoir un énorme cheptel suite à la fermeture des marchés. Mamoudou Abdoulaye Diallo a fait savoir que ce marché qui, au départ, se trouvait à plus de 50 hectares n’a pas à ce jour, 10 hectares à son actif à cause de l’occupation illicite de son espace. Également, l’éloignement des animaux des abattoirs a été l’un des soucis exprimés par les marchands à bétail.
Makan SISSOKO
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.