#Mali : Kati : La population sensibilisée sur les risques d’inondations

Alliance Mali Tagnè, Tous pour le Mali, le Mali pour Tous (Amata) et le Comité local de veille pour la gestion des sinistres et catastrophes naturelles de la société civile ont animé une journée de sensibilisation sur les risques des inondations et la gestion des risques et catastrophes dans la ville de Kati. La cérémonie de lancement a eu lieu ce mardi à la préfecture sous la présidence du 1er adjoint au préfet, Issa Pléa.

Publié mardi 03 septembre 2024 à 18:07
#Mali : Kati : La population sensibilisée sur les risques d’inondations

La mobilisation de toutes les forces est nécessaire afin de minimiser les dégâts

 


Depuis quelques jours, notre pays enregistre des quantités importantes de pluies qui occasionnent des inondations, font des sinistrés et causent des pertes en vies humaines. Des dégâts matériels importants sont également constatés dans certaines localités. Face à cette situation, le secrétaire général de la mairie de Kati, Zanga Dao, a déclaré que l’heure est grave, car le Mali quitte une société de risque pour celle de catastrophe systémique. Pour lui, le temps de discours est révolu, il faut agir, car cette catastrophe interpelle tous les Maliens.


À cet effet, chaque citoyen doit avoir constamment à l’esprit que l’assainissement le concerne, que les déchets sont nos «ennemis». Et surtout de dire non aux dépôts anarchiques des ordures.

Pour sa part, le président de l’Amata, Badra Aliou Sangaré, a dressé un tableau noir de la situation avec 122 cas d’inondations enregistrés dans 17 régions et le District de Bamako. Ces inondations ont touché 7.077 ménages soit 47.374 personnes sinistrées dont 14.451 hommes, 13.576 femmes et 19.347 enfants. Il a été constaté également des cas d’effondrement de maisons, des cas de foudre et de vents violents dans certaines régions, a détaillé le président de l’Amata.

Badra Aliou Sangaré a rappelé que plusieurs mesures fortes ont été prises par le gouvernement. Il s’agit, entre autres, de l’interdiction formelle d’attribution de parcelles à usage d’habitation dans les zones inondables, le curage des caniveaux, des collecteurs obstruant des voies d’écoulements d’eau. Le président Assimi Goïta a aussi demandé au gouvernement de mobiliser 4 milliards de Fcfa pour faire face aux conséquences des inondations, dans le cadre de la déclaration de l’état de catastrophe nationale et la poursuite de la sensibilisation sur les risques d’inondations.


«Agissons ensemble, pour réduire les risques d’inondations et ainsi protéger nos vies, nos biens et notre environnement», a sensibilisé Badra Aliou Sangaré. Il a partagé quelques conseils précieux à respecter en période d’hivernage à savoir : rester dans un endroit sécurisé, surveiller l’écoulement des eaux de pluies, la montée des eaux, s’arrêter en lieu sûr quand vous conduisez une voiture et mettre les feux de détresse en marche...

Le 1er adjoint au préfet a affirmé que notre pays est loin d’être épargné par le changement climatique. À cet égard, dira Issa Pléa, depuis 1998, le Mali s’est doté d’une Politique nationale de protection de l’environnement (PNPE), puis depuis les Assises nationales de 2009 sur l’environnement, d’autres stratégies et politiques comme la Politique nationale de changement climatique, le Cadre stratégique d’investissement et de gestion des terres (CSI-GDT) et la Politique nationale de l’assainissement ont été mises en œuvre pour renforcer la PNPE.


Pour finir, le représentant du chef de l’exécutif local a invité la population  à analyser les risques liés aux inondations ainsi que les capacités, les vulnérabilités et menaces afin de proposer des actions concrètes pour réduire l’impact sur la population exposée aux pluies diluviennes et aux risques d’inondations.

Maïmouna SOW

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