La cérémonie était présidée par le ministre de
l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mamadou Samaké,
en présence de ses collègues de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la
Formation professionnelle, Mme Bagayoko Aminata Traoré, de l’Industrie et du
Commerce, Moussa Alassane Diallo, de la présidente de la FSE et ancienne
ministre chargée de la Santé, Dr Fatoumata Nafo, et du représentant de
l’ambassade d’Espagne au Mali, Luis Tapia.
Le projet, financé par la FSE et l’Agence
espagnole de coopération internationale au développement à hauteur d’environ
200 millions de Fcfa, va contribuer à la promotion de modèles de produits
durables dans le cadre d’une transition écologique. Le ministre Samaké a rappelé toute la problématique
de la pollution plastique. «La pollution plastique est une menace terrible à
laquelle notre monde est confrontée. Plus de 400 millions de tonnes de
plastiques sont produites par an à travers le monde. C’est tout notre écosystème
qui en pâtit.
Donc, aucun pays ne doit rester en marge de la lutte contre ce fléau»,
a expliqué Mamadou Samaké. Pour le ministre chargé de l’Environnement, au Mali,
les déchets plastiques constituent un vrai problème de développement et de
gestion de notre environnement. Presque toutes les localités, villes, villages
sont envahis par des emballages et des sachets en plastique abandonnés dans la
nature après usage. Et de poursuivre, les femmes aux marchés, les boutiquiers,
bref les emballages en plastique sont utilisés dans tous les usages domestiques
et dans tous les secteurs d’activités économiques.
La seule ville de Bamako
produit par an des milliers de tonnes de déchets plastiques. Par effet d’entraînement,
le phénomène s’est transporté dans les villes intérieures et les campagnes, en
conséquence, les sols de culture se sont complètement abîmés provoquant un désastre
écologique. Il a énuméré les nombreux impacts de la pollution plastique. Et de
dire que le gouvernement a adopté 2012 une batterie de textes pour
l’interdiction de ce fléau que constitue la prolifération des sachets
plastiques.
Quant à Mme Bagayoko Aminata Traoré, elle a
expliqué de mai 2017 à décembre 2021, 106 Petites et moyennes entreprises (PME)
ont été financées dans le secteur de la gestion des déchets. Certaines d’entre
elles interviennent dans la collecte, le traitement et le recyclage des déchets
plastiques pour en faire des matières premières, gaines ou polyéthylènes.
Pour la présidente de la FSE, le plastique,
sous-produit du pétrole, de par sa facilité d’utilisation et de son coût
modique, a envahi notre quotidien. Les consommateurs en oublient les méfaits en
termes de pollution visuelle, environnementale et écologique. Il impacte
inexorablement notre santé en raison de la pollution de l’air par les brûlis,
de l’effet d’accumulation particulièrement lié au micro et nanoparticules
issues de l’effritement des sachets dits biodégradables. Dr Fatoumata
Nafo expliquera que notre pays est parmi les pionniers à mettre en place un
cadre législatif. Pour elle, la pollution visuelle a atteint le niveau de
l’intolérable et de l’inadmissible.
En 2022, les pays membres des Nations unies
ont adopté une résolution pour mettre fin à la pollution plastique. Elle a espéré
voir les négociations intergouvernementales en cours et auxquelles notre pays
participe aboutir à un accord suffisamment contraignant pour agir durablement
tant sur la production, la commercialisation, l’utilisation et la transition
vers des produits respectueux de notre santé et de l’écosystème tout entier.
La cheffe de la FSE rappellera aussi la nécessité de travailler avec les consommateurs, mais aussi le secteur commercial pour poser les jalons d’une responsabilité citoyenne. Et d’ajouter que ce projet nous permettra de faire de la promotion d’emplois verts, l’installation de jeunes et de femmes pour le développement d’alternatives aux sachets plastiques.
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