Au titre de l’exercice 2024, les recettes
globales prévisionnelles de l’Office de protection des végétaux (OPV) s’élèvent
à la somme de 1,290 milliard de Fcfa contre 1,111 milliard de Fcfa en 2023,
soit une augmentation de 13,89 % due à l’apport des appuis attendus du Programme
de résilience du système alimentaire (PRSA-Mali). Ces informations ont été données
hier à l’occasion de la 20è session ordinaire du conseil d’administration de
l’Office, tenue dans ses locaux sis au quartier du Fleuve. L’ouverture des
travaux était présidée par le ministre de l’Agriculture, Lassine Dembélé, en présence
du directeur général de l’OPV, Halidou Mohomodou.
Au cours de la session, les administrateurs
ont analysé le procès-verbal de la 19è session du conseil d’administration de
l’Office et l’état d’exécution des recommandations faites à l’occasion. Sans
oublier le rapport d’activités 2023 ainsi que l’état d’exécution du budget y
afférent, le programme d’activités et le projet de budget 2024. Pour la
nouvelle campagne agricole 2024, les objectifs de prospection et de traitement
attendus sont respectivement estimés à 404.990 hectares et 130.475 hectares
pour toutes cultures et tous nuisibles confondus.
Le ministre de l’Agriculture a rappelé que
l’OPV continue a exécuté sa mission de protection des végétaux essentiellement
dans le domaine de l’agriculture en répondant aux attaques des ravageurs de
tous ordres (insectes, oiseaux granivores, rongeurs, adventices et maladies)
sur les cultures. Selon Lassine Dembélé, l’évolution des systèmes de production
agricole, l’amplification des effets du changement climatique, la désertification,
la dégradation des milieux naturels sont des facteurs qui exigent aujourd’hui
de donner à l’Office de protection des végétaux, un champ d’action plus large
si on veut se placer dans une perspective de développement durable. À cet égard,
le ministre de l’Agriculture a souligné l’importance de réfléchir aux voies et
moyens à mettre en œuvre pour renforcer les politiques et les mesures de
promotion de la santé des végétaux, fondamentale pour la réalisation des
Objectifs de développement durable.
La campagne phytosanitaire 2023, bien que
relativement calme sur le plan phytosanitaire, a été principalement marquée par
la persistance des infestations de la chenille légionnaire d’automne dans les
bassins de production de maïs et des Jassides sur les parcelles de coton et les
cultures maraîchères, selon Lassine Dembélé. Aussi, a-t-il ajouté que des
infestations à faible échelle de sautereaux, de coléoptères, de pucerons et
d’autres nuisibles non moins importants ont été observées sur les cultures céréalières
et maraîchères dans les principaux bassins de production agricole.
Dans le cadre du suivi et de contrôle des
nuisibles, a expliqué le ministre de l’Agriculture, l’encadrement de l’OPV en
collaboration avec les brigades villageoises d’intervention phytosanitaire, les
services techniques de vulgarisation et les collectivités ont prospecté 280.845
hectares et traité 102.235 hectares sur les 151.016 hectares infestés. Selon
Lassine Dembélé, les méthodes alternatives de lutte peu coûteuses et
respectueuses de l’environnement combinées à l’application de bio-pesticides
ont été privilégiées dans la gestion de ces infestations.
Sur le plan du renforcement des capacités des
acteurs, le ministre dira que 148 agents de la protection des végétaux et les
services de vulgarisation agricoles, 65 brigades villageoises d’intervention
phytosanitaire et 1.535 producteurs ont été formés sur divers thèmes relatifs à
la surveillance et au contrôle des ennemis des cultures. Il a félicité la
direction de l’OPV et l’ensemble des acteurs impliqués dans les opérations de
protection des cultures et des pâturages pour les efforts fournis.
Notant que le fonctionnement de cet Office est essentiellement assuré par le budget national, Lassine Dembélé a aussi souligné qu’il reste confronté à des problèmes récurrents liés à l’insuffisance de moyens financiers, humains, matériels et logistiques.
Makan SISSOKO
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