#Mali : Régulation des médias : Partage d’expériences entre la HAC et le CSC du Burkina

Maliens et Burkinabè ont estimé que les échanges ont été très fructueux, tout en confirmant une harmonie entière sur l’analyse des situations

Publié lundi 15 avril 2024 à 08:23
#Mali : Régulation des médias : Partage d’expériences entre la HAC et le CSC du Burkina

La délégation du CSC visite la direction générale de l’Office de radio et télévision du Mali (ORTM)

 

Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’administration, Alhamdou Ag Ilyène, a reçu une délégation de l’Autorité supérieure de la communication (CSC) du Burkina Faso en visite de travail dans notre pays. La rencontre s’est déroulée en présence du président de la commission coopération internationale de la Haute autorité de la communication du Mali (Ha), Seydou Cissouma.

Lors des échanges, le ministre Alhamdou Ag Ilyène a informé les hôtes du jour des actions de communication en cours de préparation dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Une initiative qui a été saluée par le président du CSC du Burkina Faso. «Les régulateurs n’ont pas pour mission de communiquer pour les gouvernants. Lorsque nous régulons, il faudrait bien que les gouvernants aient de la vision, de la méthode et des actions courageuses pour pouvoir expliquer ce qu’ils ont à faire. Les peuples en ont besoin. Nous sommes là pour les aider à condition qu’ils fassent ce qu’ils doivent faire», a déclaré Idrissa Ouédraogo à la fin de la rencontre.

Le ministre a pris bonne note des suggestions faites par la délégation burkinabè. «Ils nous ont donné de bons conseils et nous avons partagé les nôtres aussi avec eux pour essayer de mettre ce domaine très sensible qui est la communication au service de nos peuples et de la construction de l’AES», a dit Alhamdou Ag Ilyène.

Au lendemain de cette rencontre avec le ministre, les membres de délégation du CSC du Burkina Faso ont eu une séance de travail avec le collège de la Hac. Occasion pour eux d’en apprendre plus sur les missions et les expériences en matière de régulation de l’instance de régulation du Mali. «Il faut savoir effectivement que nos pays traversent des tournants historiques, il faut en prendre conscience. En dehors du terrain militaire, c’est la communication qui doit être le principal soutien pour négocier les virages. Ce sont les enjeux connus qui semblaient cachés aux mains de certaines forces qui manipulaient la communication», a expliqué le président du CSC.

De son avis, les échanges ont été très fructueux dans la mesure où il y a une harmonie entière sur l’analyse des situations et surtout les démarches que les différents peuples doivent avoir pour réussir les challenges. Pour Idrissa Ouédraogo, la Transition ne fait qu’accélérer les missions régaliennes des organes de régulation qui sont des obligations pour toute nation. «On n’a aucun intérêt à appartenir à une nation faible. Chaque citoyen, chaque instance doit participer de manière décisive à ce que sa nation soit forte. Ce n’est pas en nous fragilisant ni du côté militaire ni du côté de l’opinion publique dans la construction du mauvais narratif que nous construirons nos nations», a-t-il insisté.

Il a assuré que les régulateurs sont dans la même dynamique de converger ensemble tout comme les États de l’AES. «Déjà, nous avons une mise à niveau qu’on a envisagée. On a vu les points de convergence, les points à rattraper. Et certainement comme on traverse les mêmes problématiques, on a pris des initiatives pour se retrouver incessamment dans un Réseau des instances de régulation des pays de l’AES. On a un accompagnement nécessaire à faire avec les différents pouvoirs», dira le président du CSC du Burkina. À cet égard, selon lui, des dispositions sont prises, notamment la tenue des conseils des deux pays une fois par mois, le partage des informations et des échanges réguliers sur les approches et les différentes problématiques.

Après la séance de travail, la délégation du CSC a effectué une visite guidée à la direction générale de l’Office de radio et télévision du Mali (ORTM). Idrissa Ouédraogo a salué les efforts consentis pour la modernisation de la Télévision nationale et la vision des premiers responsables de comprendre qu’il faut investir dans la communication, les matériels et les hommes.

Babba COULIBALY

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