#Mali : Rentrée annuelle du Reao-Mali : Un cadre de dialogue et de partage d’expériences

Lors de la rencontre de nombreuses questions liées aux stratégies de développement des entreprises privées en complémentarité avec les investissements publics ont été abordées

Publié lundi 22 avril 2024 à 05:15
#Mali : Rentrée annuelle du Reao-Mali : Un cadre de dialogue et de partage d’expériences

 Le Premier ministre Choguel Maïga a  rappelé le positionnement de l’état vis-à-vis du secteur privé

 

Le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, a présidé, vendredi dernier dans la soirée, la rentrée annuelle du Réseau de l’entreprise en Afrique de l’Ouest (Reao-Mali). L’événement a réuni dans un hôtel de la place, des membres du gouvernement, la présidente du Reao-Mali, Dr Awa Diarra, son vice-président Bakary Camara et plusieurs membres du Réseau.

La rentrée annuelle du Reao-Mali participe de l’intérêt à créer entre les secteurs public et privé, un cadre de dialogue et de partage d’expériences. Cela en vue de faire des recommandations fortes et de qualité sur les questions économiques en général et sur des sujets de gouvernance tels que la refondation de l’état. Le thème de cette année, «De l’état régulateur à l’état marchand : réalités et perspectives»,  a été décortiqué par l’économiste Modibo Mao Macalou et l’ancien ministre Harouna Niang.

Selon ce dernier, l’État, en tant que régulateur, a pour rôle de mettre en place des règles et des normes pour encadrer les activités économiques et sociales afin de garantir le bon fonctionnement de la société et la protection des citoyens. Cela implique la mise en place de politiques publiques, de réglementations et de contrôles pour prévenir les abus, les inégalités et les dérives. «L’État régulateur intervient notamment dans des domaines tels que la santé, l’éducation, l’environnement, l’économie», a-t-il indiqué.

L’ancien ministre a fait savoir qu’en tant que marchand, l’État peut également intervenir sur le marché en tant qu’acteur économique, en produisant et en vendant des biens et services. Cela peut se traduire par la création d’entreprises publiques, la participation à des partenariats public-privé, ou encore la privatisation de certaines activités économiques.

S’agissant des perspectives, Harouna Niang a préconisé la consolidation de quelques mesures et stratégies pour créer une bonne complémentarité entre les investissements publics et la promotion des investissements privés locaux. Il s’agit de développer une vision stratégique et des objectifs clairs pour l’investissement public et privé. Cela en identifiant les secteurs prioritaires, les besoins en infrastructures ainsi que les opportunités d’investissement et les politiques de développement économique à mettre en place. Pour sa part, l’économiste Modibo Mao Macalou a fait le point de l’expérience accumulée par notre État et le secteur privé, de l’indépendance à nos jours, en matière de développement socioéconomique. Il ressort de son exposé que le rôle de l’État est évolutif.

«Le Reao-Mali est une association professionnelle qui regroupe les chefs d’entreprises pour la promotion de  l’entrepreneuriat dans un écosystème économique et financier sécurisé et dynamique», a expliqué Dr Awa Diarra. Selon sa présidente, le réseau initie plusieurs activités dont le Cea TALK qui a déjà dix éditions et le Webinaire qui est à sa 8ème édition. Pour le  chef du gouvernement, la rentrée annuelle du Reao-Mali est une occasion pour ses membres de définir les différentes orientations et perspectives à travers des thématiques relatives au contexte du moment.

 Choguel Kokalla Maïga dira que le thème retenu soulève et pose la problématique du positionnement de l’État vis-à-vis des acteurs économiques et singulièrement du secteur privé. Outre le Dialogue inter-Maliens entamé sous l’impulsion du chef de l’État, le colonel Assimi Goïta, il est largement revenu sur la décision de suspension des activités des partis politiques et des mouvements à caractère politique.

«La suspension des activités des partis politiques est une mesure palliative pour contrer ceux qui trament des stratégies pour retarder la stabilisation de notre pays après la reprise de la souveraineté sur l’ensemble de notre territoire. Donc, il nous faut renforcer la stabilisation de notre souveraineté avant de nous engager dans les élections», a justifié le Premier ministre.

Babba COULIBALY

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