#Mali : Salade : Denrée actuellement rare sur le marché

Entre avril et début juillet, la production de la salade devient difficile en raison de la chaleur. Cette plante potagère a besoin d’un arrosage régulier et important : au moins trois fois par jour en cette période de forte chaleur. Satisfaire ce besoin en eau des plantes se révèle un pénible labeur pour de nombreux producteurs, très souvent sous-équipés, qui préfèrent donc se focaliser sur d’autres cultures.

Publié jeudi 09 mai 2024 à 06:12
#Mali : Salade : Denrée actuellement rare sur le marché

Le prix des planches de salade oscille entre 1.000 et 1.500 Fcfa pendant cette période



Conséquence : la demande de salade sur le marché dépasse largement l’offre. Cette baisse de la production, qui se fait sentir d’avril à juillet, semble beaucoup plus accentuée cette année à Bamako. «Le prix de la salade est hors de portée des ménages vulnérables», témoigne Mariam Tangara, ménagère. Adama Traoré dit maître Traoré, jardinier et vendeur de pépinières à Gouana-Missala, soutient que la pénurie constatée actuellement est due au fait que la «terre est très sèche, car la pluie n’a pas été assez abondante l’année dernière». Dans ces conditions, souligne le producteur d’arbres, le processus d’arrosage de la laitue requiert beaucoup de courage.

«Quand l’eau n’est pas abondante, les laitues grandissent difficilement et leurs feuilles deviennent amères», dit celui qui cultive différentes variétés de salades dont la plus recherchée sur le marché est la «salade simple». Il n’utilise que les engrais biologiques, ce qui fait que ses salades sont plus rentables que celles des producteurs qui utilisent des produits chimiques. «Les salades nourries avec les engrais biologiques peuvent être conservées pendant longtemps, voire une semaine, sans qu’elles ne perdent ni leur goût ni la verdure des feuilles. Les engrais chimiques accélèrent certes la croissance des salades, mais celles-ci ne pourront pas être conservées au-delà de deux jours», commente Adama Traoré.


La production des salades commence à partir de la fin de la saison pluvieuse. «Plus la période de fraîcheur recule, la production de salade devient moins intense», explique Maître dont les clients sont majoritairement des femmes. «Je vends par planches ou en gros aux femmes qui revendent en détail dans les marchés ou au bord des goudrons», affirme le jardinier, ajoutant que le prix des planches varie actuellement entre 1.000 et 2.500 Fcfa. En période de fraicheur, une planche ne rapporte que 750 Fcfa. Awa Doumbia est vendeuse et productrice de salades. Elle possède deux grands jardins à  Kouralé et Gouana. Cette productrice indique que la production de la salade est devenue difficile à cause de la rareté des pluies de l’année dernière.

«La terre est sèche et les puits ont commencé à s’assécher. Ainsi, l’arrosage des plantations devient plus pénible. Nous nous servons de la bouse de vache pour conserver l’humidité et réduire l’impact du soleil sur les plantes», dit-t-elle. Selon Awa, chaque producteur vend ses planches en tenant compte des efforts physiques et financiers consentis. Ici, dans cette zone, les prix vont de 1.000 à 1.500 Fcfa pour ceux qui font leur arrosage à la main et de 3.000 à 5.000 Fcfa pour ceux qui le font avec le système de forage à moteur. Notre interlocutrice avoue que ses bénéfices ont augmenté pendant cette période de pénurie de salade.


Nahawa SANGARE

Lire aussi : Supposée libération de terroristes : La DIRPA dénonce une pure manipulation

Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.

Lire aussi : Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme: Le rapport annuel d’activités 2025 remis au Garde des Sceaux

Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..

Lire aussi : Un choc exogène lié aux tensions géopolitiques

La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..

Lire aussi : À l’heure du Mali : La résilience malienne, face au choc pétrolier venu d’Ormuz

Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.

Lire aussi : Il y a 30 ans, la Flamme de la Paix à Tombouctou

Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.

Lire aussi : 35 ans de démocratie au Mali : Entre héritage des martyrs de 1991 et refondation de l’Etat

Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.

Les articles de l'auteur

Académie des sciences du Mali : Arrivée de 17 nouveaux membres

L'Académie des sciences du Mali (ASM) a accueilli, samedi dernier, 17 nouveaux académiciens. La cérémonie d'accueil, tenue samedi dernier à la Direction générale l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique (DGERS), a enregistrée la présence du président de ladite Académie, Dr Adama Traoré et de son secrétaire perpétuel, Pr Alhousseini Bretaudeau..

Par Nahawa SANGARE


Publié lundi 30 mars 2026 à 08:16

CHU Kati : Des résultats satisfaisants

Le Centre hospitalier universitaire Pr Bocar Sidy Sall de Kati a tenu, hier dans ses locaux, la 54è session de son conseil d’administration. La rencontre était présidée par le président du conseil d’administration, Abdoul Wahab Diakité. C’était en présence du directeur général de cet établissement, Layes Touré..

Par Nahawa SANGARE


Publié mercredi 18 février 2026 à 08:43

Rôtisserie «Pharmacie de la santé»: Un nouveau lieu à Baco-Djicoroni ACI

La rôtisserie «Pharmacie de la santé chez Dr One cluse» agrandit son réseau de vente de viande. Son promoteur Bella Tandina dit One cluse a inauguré, samedi dernier, un nouveau lieu à Baco-Djicoroni ACI en Commune V du District de Bamako. La cérémonie d’inauguration a enregistré la présence des proches du promoteur et d'autres invités..

Par Nahawa SANGARE


Publié mardi 30 décembre 2025 à 08:37

Santé et changement climatique : Des hommes de médias outillés

Le Réseau des médias africains pour la santé et l’environnement (Remapsen-Mali), en partenariat avec l’ambassade d’Espagne, a organisé, vendredi dernier, un atelier de formation sur «le plaidoyer et la communication pour la santé humaine, animale et des écosystèmes»..

Par Nahawa SANGARE


Publié jeudi 16 octobre 2025 à 13:35

Octobre rose : La 4è édition vise a dépister 100.000 femmes contre les cancers du sein et du col de l’utérus

Il s’agit aussi de mobiliser 1.000.000 de femmes et de vacciner 2.000 filles contre ces deux terribles maladies.

Par Nahawa SANGARE


Publié lundi 06 octobre 2025 à 08:08

Le pacte de stabilité social et de croissance : Les acteurs de médias outillés

Le ministère du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, a organisé, jeudi dernier dans les locaux du Commissariat au développement institutionnel, un atelier de formation des hommes de médias sur «le Pacte de stabilité sociale et de croissance»..

Par Nahawa SANGARE


Publié mardi 23 septembre 2025 à 07:36

Spécial 22 septembre 2025, Multiplication des centres de dialyse : Un bol d’air dans la prise en charge des malades

La volonté des autorités, notamment le Président de la Transition, d’accompagner la prise en charge de malades souffrant d’une insuffisance rénale a permis de réduire le taux de mortalité chez ces patients. Certains d’entre eux bénéficient aujourd’hui de plus d’une séance par semaine.

Par Nahawa SANGARE


Publié vendredi 19 septembre 2025 à 21:26

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner