Le représentant de l’Aige, Pr Ibrahima Fomba et la cheffe de mission par intérim de la Misahel, Sergine Gakwaya
La cérémonie d’ouverture s’est tenue au centre Diamcis à
Banankoro en présence du représentant de l’Aige, Pr Ibrahima Fomba et de la
cheffe de mission par intérim de la Misahel, Sergine Gakwaya. Durant
trois jours, les agents de l’organe de gestion des élections suivront des
présentations sur : «rôles et responsabilités de l’Aige dans la gestion
des élections» ; «les différentes étapes du processus électoral»
et «les systèmes électoraux : cas malien».
À
l’entame de ses propos, le représentant de l’Aige a salué la tenue de cet
atelier. Pr Ibrahima Fomba a souligné que cette rencontre intervient après le
scrutin référendaire de juin dernier, le baptême du feu de l’Aige, dont la
bonne organisation a été saluée par tous, preuve s’il en était besoin, que
l’organe reste résolu à rendre plus transparentes, crédibles, apaisées et
administrées avec professionnalisme les élections dans notre pays. Pour lui,
c’est bien dans cette logique de professionnalisation de l’Aige en tant
qu’autorité responsable de l’organisation technique et matérielle des élections
au Mali que s’inscrit l’atelier.
Les
thématiques à développer au cours de cette rencontre sont d’une pertinence qui
n’est plus à démontrer en matière d’expertise électorale, a expliqué le
représentant de l’Aige. Parmi lesquelles, Pr Fomba a cité les modes de scrutin,
et en particulier la représentation proportionnelle vers laquelle tendent les
prochains scrutins législatifs, qui déterminent les mécanismes permettant de
traduire les votes des électeurs en sièges obtenus par les partis et candidats
en lice.
La
Misahel a souhaité apporter son soutien à cette initiative, parce qu’elle
estime que ses objectifs répondent à un besoin fort pour le Mali qui se trouve
dans un contexte particulier aujourd’hui. Selon la cheffe de mission par
intérim de la Misahel, depuis le début de la Transition, les autorités ont
voulu faire de cette période un temps de renouveau politique et institutionnel
dans le pays.
Cela,
à travers des réformes qui devraient répondre aux aspirations profondes du
peuple et contribuer à jeter les bases de la nécessaire refondation du Mali, a
rappelé Sergine Gakwaya. C’est dans ce contexte qu’il a été décidé de mettre en
place l’Aige.
La
représentante par intérim de l’organisation africaine pour le Mali et le Sahel
a expliqué que la mise en place de cette Autorité découle ainsi d’une volonté
d’amélioration de la qualité des élections au Mali. Cette perspective que
l’Union africaine a saluée mérite d’être pleinement accompagnée, a-t-elle dit.
«C’est donc de façon naturelle que la Misahel
a décidé d’accompagner l’Aige dans le renforcement des capacités de ses membres
afin que cette nouvelle institution puisse faire face aux multiples défis qui
l’attendent dans la perspective des prochaines élections au Mali», a affirmé la
cheffe de mission de la Misahel. En outre, Sergine Gakwaya a informé que cet
atelier ne suffira pas à répondre à toutes les attentes pour approfondir la
compréhension des cadres de l’Aige sur des aspects particuliers du processus
électoral.
Par ailleurs, elle a annoncé que sa Mission considère cet atelier
comme le début d’une fructueuse collaboration et espère vivement faire plus.
«Dans ce cadre, nous comptons sur le maintien des échanges constructifs avec le
collège de l’Aige, afin de continuer à identifier les besoins ensemble et la
meilleure façon d’appuyer l’institution», a déclaré la cheffe de mission par
intérim de la Misahel.
Mariétou KOITE
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