Le ministre chargé du Commerce, Moussa Alassane Diallo (micro) et des opérateurs économiques à la fin de la rencontre
Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a rencontré hier les membres du bureau de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (Ccim). Organisée dans les locaux de cette structure, en présence de son président Madiou Simpara, cette rencontre s’inscrit dans le cadre des échanges mensuels entre les deux entités sur les évolutions dans le monde des affaires. La réunion de ce mois a été consacrée aux dispositions prises pour assurer l’approvisionnement correct des marchés pour le Ramadan prévu dans deux semaines.
Le ministre leur a présenté l’axe trois de la lettre de cadrage, relatif à la satisfaction des besoins élémentaires des populations, et la mise en place des industries par des groupes d’opérateurs économiques en vue de développer notre pays. À cet effet, Moussa Alassane Diallo a proposé deux projets porteurs dans le domaine de l’industrie. Il s’agit de la mise en place d’une usine pour la confection des tenues militaires et une autre pour la confection des compresses médicales.
Lors des échanges, le ministre a remercié la Ccim pour son implication dans l’organisation et la bonne exécution du mois de Ramadan 2024. Cela a été possible, grâce à une concertation et un cadre de partenariat à travers la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC) et le secrétariat général de la Ccim, selon Moussa Alassane Diallo. Pour le Ramadan de cette année, il a informé qu’un certain nombre de mesures sont envisagées.
Elles portent à la fois sur la régulation et l’approvisionnement du marché. Il s’agira, a-t-il précisé, de voir comment assurer l’approvisionnement du marché correct en denrée de première nécessité sur l’ensemble du territoire national pendant tout le mois de Ramadan et au-delà. «Nous devrons tout faire pour assurer le meilleur approvisionnement dans nos différents marchés en ce qui concerne les produits de première nécessité», a-t-il dit.
Certains opérateurs économiques ayant pris la parole ont apprécié l’idée du ministre visant à conjuguer les efforts avec la Ccim pour développer des industries dans notre pays. Ils ont cependant précisé que plusieurs opérateurs économiques ont peur d’investir pour ne pas perdre leur argent. Par ailleurs, ils ont souhaité l’appui du ministère de tutelle pour y arriver. Concernant le mois de Ramadan, ils ont rassuré le visiteur du jour de la disponibilité des produits de première nécessité ainsi que l’approvisionnement correct du marché aux prix habituels. En réponse aux inquiétudes évoquées, le ministre chargé du Commerce les a rassuré qu’aucun commerçant ne peut faire développer un pays avec le commerce.
«Tous les pays qui se sont développés, y sont arrivés grâce à leurs industries. On peut tout perdre, sauf l’industrie, car ça se développe de génération en génération», a-t-il insisté. Moussa Alassane Diallo précisera que l’industrie permet de créer des emplois dans un pays et de le développer tandis que le commerce est son complément.
À la fin des échanges, le président de la Ccim, Madiou Simpara, a promis, au nom de l’ensemble des opérateurs économiques, de rester dans la continuité des dispositions prises l’année passée pour le bon déroulement du mois de Ramadan. Il a révélé que les citoyens auront de quoi passer le Ramadan en matière de vivres (riz, sucre, huile etc.) dans la plus grande facilité et à un prix raisonnable. Par ailleurs, il a soutenu que le développement d’un pays passe par l’industrialisation assurant qu’ils travaillent dans ce sens.
Fadi CISSE
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