La session est prévue pour trois jours
L’ouverture des travaux a été présidée par le secrétaire général du ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la population, Amadou Maïga. étaient également présents, le président des Ordres des architectes du Mali et de la Coa-Uemoa, Abdramane Filifing Sidibé, le représentant résident de l’Uemoa, Roberto Alexandre Vieira ainsi que les membres de la Conférence.
Cette session de trois jours permettra de faire le bilan de l’état de transposition dans les législations nationales de la directive N°01/2013/CM/UEMOA du 26 septembre 2013, portant harmonisation des règles régissant la profession d’architecte au sein de l’Uemoa. Il s’agira aussi de faire le point sur la mise en œuvre des recommandations de la dernière session et de l’état d’avancement de la transposition de ladite directive. En plus, les participants examineront et adopteront le programme d’activités du bureau entrant de la Conférence, et le projet de texte portant adoption de la valise pédagogique relative à la formation en architecture dans les pays de l’Uemoa.
Selon le représentant résident de l’Uemoa, depuis son installation, la Coa-Uemoa a obtenu des résultats importants. Il s’agit, entre autres, de la mise en place des différentes commissions techniques, la mobilisation pour la sauvegarde des intérêts de la profession des architectes sur plusieurs dossiers de concours d’architecture ne respectant pas les dispositions de la directive, et la réalisation du logo de la Conférence. Autres résultats sont les efforts réalisés par certains pays (la Côte d’Ivoire, le Niger et le Sénégal) dans la transposition de la directive N°01/2013/CM/Uemoa du 26 septembre 2013.
Ce processus de transposition est très avancé également au Burkina Faso et au Mali. «Les enjeux et les défis du secteur de l’architecture sont nombreux : les questions foncières, le développement de l’habitat social, le logement abordable, des inondations urbaines», a énuméré Roberto Alexandre Vieira. De son de point de vue, une formation de qualité devrait susciter de la Conférence, des initiatives pour appuyer l’Uemoa qui met en œuvre un vaste chantier dans ces domaines.
Parmi les objectifs majeurs de cette Conférence, figurent des enjeux fondamentaux : la libre circulation et le droit d’établissement des architectes dans l’espace Uemoa. Des explications du secrétaire général du ministère en charge de l’Urbanisme, l’architecte n’est pas un simple technicien de la construction, il est un acteur culturel, économique et social, porteur d’une vision du territoire.
«Nous vivons aujourd’hui une époque marquée par une urgence que nul ne peut ignorer : le changement climatique, dont les effets se font sentir de manière particulièrement aiguë dans notre espace. Inondations récurrentes, vagues de chaleur extrême, dégradation des sols, insécurité alimentaire, etc. Ces phénomènes ont des impacts directs sur notre environnement bâti et sur nos modes d’habiter», a déploré Amadou Maïga. Dans ce contexte, a-t-il estimé, le rôle de l’architecte est plus que jamais crucial.
«L’architecture de nos attentes se doit, certainement aujourd’hui, de conjuguer innovation et sobriété, mémoire et modernité, confort et frugalité. Cela pourra impliquer une revisite des matériaux locaux ou localement produits, des techniques vernaculaires et une meilleure intégration des énergies renouvelables dans les projets architecturaux», a-t-il insisté. Et d’ajouter que le développement durable de nos villes et villages, l’amélioration de notre cadre de vie, la résilience de nos territoires passent inévitablement par une architecture de qualité, pensée, responsable et contextualisée.
Babba COULIBALY
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