Cette session devrait permettre notamment
aux administrateurs d’examiner et d’adopter les comptes rendus de la 3è
session, le rapport d’exécution de l’exercice 2023, le projet de programme
d’activités 2024. Mais également de mieux orienter l’Observatoire national des
migrations dans ses missions. Pour cette année, le budget alloué au Cigem se
chiffre à 218 millions de Fcfa.
Le Cigem représente pour le ministère en charge des Maliens établis à
l’Extérieur un pilier important dans l’analyse et les réponses aux défis et
opportunités liés à la migration. Pour le ministre de tutelle, dans un monde
marqué par la mobilité humaine sans précédent, notre capacité à comprendre ces
mouvements est essentielle pour orienter nos politiques et nos actions de
manière appropriée et constructive.
Mossa Ag Attaher a expliqué que le Cigem
est chargé, entre autres, de mener des études et des recherches dans le domaine
de la migration, de contribuer au renforcement des capacités des acteurs
intervenant dans la migration. Il s’agit également de promouvoir
l’investissement productif de la diaspora malienne et sa participation au
processus de développement du pays, d’alimenter et mettre à jour la base des
données sur les migrations et de contribuer à la création d’un meilleur cadre
de concertation autour de la problématique de la migration et du développement
local…
Le président du conseil d’administration du Cigem a souligné que la
migration ne se limite pas à un simple déplacement physique, mais englobe des
dimensions économiques, sociales, culturelles et humanitaires. En adoptant une approche
holistique, «nous pourrons mieux appréhender les implications de la migration
sur notre société et sur notre économie», a prôné Mossa Ag Attaher. Selon lui,
cette session se tient dans un contexte où les migrations occupent une place
prépondérante dans l’agenda mondial. Avant d’ajouter qu’elle est un phénomène
complexe et multidimensionnel qui ne peut être abordé de manière unilatérale.
«C’est pourquoi, notre engagement envers le dialogue, la coopération et la
solidarité est plus important que jamais», a-t-il indiqué.
Faisant le bilan de l’année écoulée du Cigem, le ministre Ag Attaher a noté que 16 activités ont été programmées. Parmi celles-ci, deux ont été achevées, une est en cours de réalisation et 13 n’ont pas pu être réalisées en raison de contraintes budgétaires.
Quant au directeur du Cigem, il a rappelé que la 4è session se tient dans
un contexte où le Mali traverse une situation socioéconomique, politique et
sécuritaire particulière qui impacte le fonctionnement des services surtout
quand il s’agit de la mobilisation des ressources financières. Aboubacrine
Aguissa a indiqué que les documents soumis à l’approbation des administrateurs
ont donc été élaborés en tenant compte de cette situation. Cela, afin de
permettre une gestion holistique des questions migratoires et faciliter la
synergie d’actions.
Il a espéré que l’examen des documents sera aussi l’occasion de mettre en lumière les différents défis majeurs de l’heure auxquels l’Observatoire national des migrations est confronté et les propositions de solutions. Cela, afin de permettre au Centre de rayonner et d’appuyer efficacement l’État dans la compréhension et la gestion des dynamiques migratoires.
Mariétou KOITE
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