Le fils de l’ancien chef de l’État est aussi visé par un mandat d’arrêt international dans l’affaire du journaliste Birama Touré
Parmi ces personnalités figure Karim
Keïta, ancien président de la Commission défense de l’Assemblée nationale du
Mali. L’information a été explicitée hier par le chargé d’affaires à
l’ambassade des États-Unis d’Amérique au Mali, Briant Neubert.
C’était au cours
d’une conférence de presse qu’il a animée dans les locaux de la représentation
diplomatique. Le diplomate américain est revenu en détails sur les sanctions de
son pays à l’encontre du fils de l’ex-chef de l’État Ibrahim Boubacar
Keïta.
D’après
Briant Neubert, son pays détient des dossiers permettant de comprendre comment
Karim Keïta a utilisé «sa position» pour s’enrichir. Les sanctions concernent
le gel des avoirs et la restriction de voyager de la personne en question vers
les États-Unis d’Amérique.
«Nos lois concernent notre pays, mais nous pensons
que cette décision sert comme signal aux
juridictions des autres pays que cet individu a un dossier de corruption
et de violation des droits de l’Homme», a souligné le diplomate américain,
ajoutant que cette décision peut également signifier aux gouvernements actuels
en Afrique et un peu partout dans le monde, y compris les gens des anciens
régimes, que leurs actes auront des conséquences dans l’avenir.
Le chargé
d’affaires à l’ambassade des États-Unis d’Amérique au Mali dira par ailleurs
qu’en principe, ces «biens gelés» doivent être restitués au Mali, soulignant
que son pays coopère avec le gouvernement malien dans ce sens.
Ces
sanctions interviennent dans un contexte où le fils de l’ex-président de la
République est visé par un mandat d’arrêt international par Interpol dans
l’affaire dite «disparition du journaliste Birama Touré».
Est-ce que les États-Unis soupçonnent Karim Keïta d’avoir assassiné ce journaliste ? En
réponse, le conférencier a indiqué que la liberté de la presse doit être
protégée. A la question de savoir si les États-Unis vont collaborer avec les
autorités maliennes pour mettre en œuvre ce mandat, Briant Neubert a déclaré
qu’en principe, son pays est toujours disponible à coopérer dans ce sens.
Il convient de souligner que parmi les personnalités ayant fait l’objet des sanctions américaines figure également l’ancien chef de l’État guinéen, Alpha Condé.
Bembablin DOUMBIA
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