Cette session est un cadre d’échanges entre l’État et les Partenaires techniques et financiers
Les travaux dirigés par le ministre commissaire à la sécurité alimentaire, Redouwane Ag Mohamed Ali, ont enregistré la présence de la directrice adjointe du Programme alimentaire mondial (Pam-Mali), Jacqueline Flentge, des représentants des agences du système des Nations unies.
Cette session, qui précède celle du Conseil national de sécurité alimentaire, constitue un cadre de concertation entre l’État et les Partenaires techniques et financiers (PTF) sur les questions de sécurité alimentaire et nutritionnelle.
Le commissaire à la sécurité alimentaire a indiqué que la CMC a pour rôle principal de formuler des recommandations visant à améliorer la gestion de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. «Dans le cadre de ses missions, le comité technique de la CMC a procédé à une analyse critique du bilan du Plan national de réponses (PNR) 2024, nous permettant ainsi d’en tirer des enseignements clés et d’approfondir l’évaluation des mécanismes de mise en œuvre des activités. Ces réflexions serviront de base solide pour orienter nos échanges autour de la programmation des activités du PNR 2025», a expliqué Redouwane Ag Mohamed Ali.
Il a rappelé que l’année 2024 a été caractérisée par une pluviométrie excédentaire provoquant des inondations avec des conséquences désastreuses sur l’ensemble du pays. Face à l’étendue et l’ampleur des inondations, le ministre a indiqué que le Commissariat à la sécurité alimentaire (CSA), aux côtés des autres acteurs, a mobilisé tous les moyens à sa portée et a diversifié les réponses pour venir en aide aux victimes.
Redouwane Ag Mohamed Ali a souligné qu’en dépit de cette pluviométrie abondante et des crues occasionnées, quelques difficultés ont été relevées, notamment la mauvaise répartition spatio-temporelle courant juin et juillet, des contraintes d’accès aux intrants minéraux et une insécurité persistante dans certaines régions. Pour autant, la production céréalière prévisionnelle du Mali est satisfaisante et estimée à 11.032.305 tonnes. Un des défis sera donc, selon le commissaire à la sécurité alimentaire, de garantir un approvisionnement régulier des marchés afin d’assurer la disponibilité des céréales pour la population, en particulier les plus vulnérables durant la période de soudure.
D’ores et déjà, Redouwane Ag Mohamed Ali a rappelé le pronostic provisoire du Système d’alerte précoce (SAP) sur l’évaluation de la situation alimentaire. Ce constant fait ressortir la situation de 4 cercles en urgence; à savoir Ménaka, Kidal, Abeibara et Tin Essako et 7 cercles en phase crise dont Douentza, Gao, Tombouctou, Goundam, Ansongo, Bourem et Tessalit et 19 cercles sont sous-pression Ségou, Macina, Mopti, Bandiagara, Bankass, Djenné, Koro, Ténenkou, Youwarou, Diré, Gourma Rharous, Niafunké, Taoudeni et toutes les 6 communes du District de Bamako et 26 cercles sont en phase minimale.
Pour lui, le nombre de personnes en situation de crise (phases 3 et 4) est estimé à 1.470.114, soit 6,25% de la population totale, dont 100.941 (0,43%) en situation d’urgence et 1.369.173 (5,82 %) en crise. Par ailleurs, 4.034.577 personnes, représentant 17,15% de la population, pourraient se retrouver en situation de stress alimentaire. «Cette situation d’urgence et de crise est principalement due à l’insécurité, aux inondations majeures touchant plusieurs régions, aux déplacements inhabituels de populations ainsi qu’aux perturbations des activités socio-économiques entraînant une détérioration des moyens de subsistance.
Pour assurer une gestion efficace de cette situation humanitaire, il est essentiel que toutes les interventions des différents acteurs (Système des Nations unies, ambassades, organisations non gouvernementales, etc.) soient coordonnées par le gouvernement afin d’optimiser leur impact», a-t-il estimé. Ajoutant qu’au niveau du DNSA, les réformes se poursuivent et portent plus particulièrement sur le ciblage précis des bénéficiaires des aides, l’amélioration de la gestion des stocks nationaux, le renforcement du mécanisme de suivi-évaluation.
Dans cet élan des réformes, Redouwane Ag Mohamed Ali s’est réjoui de la création de l’Agence de veille et d’alerte en sécurité alimentaire et nutritionnelle (Avasan), suite à la fusion du Système d’alerte précoce et l’Observatoire des marchés agricoles, en vue d’une meilleure synergie des données et analyses, d’une meilleure évaluation et surveillance de la situation de sécurité alimentaire du pays. Il a également salué la mise en place de la «Facilité alimentaire malienne (Fam)». Cet instrument novateur dans l’histoire de notre Dispositif national de sécurité alimentaire est mis en œuvre pour accroître la flexibilité et l’efficacité des interventions en matière de sécurité alimentaire, des actions de résilience ou de renforcement des moyens d’existence.
Makan SISSOKO
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.