La distribution de la bonne justice permettra
de résoudre beaucoup de problèmes au Mali
Le président de la Cour suprême, Fatoma Théra, a procédé,
hier dans les locaux de son institution, au lancement de la conférence de siège
(judiciaire) et de la conférence des juridictions administratives. Le thème
retenu pour la conférence de siège était : «La célérité dans le traitement
des dossiers et le sort des scellés».
«La procédure contentieuse devant les juridictions administratives, et la compétence du juge administratif et du juge judiciaire en matière foncière : cas du titre foncier», «la technique de cassation», étaient les thèmes de la conférence des juridictions administratives. Ces différents thèmes évoquent des problématiques qui sont, aujourd’hui, au cœur des préoccupations des populations de notre pays et des acteurs de la justice.
L’événement s’est tenu en présence du secrétaire général du
ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, Dr Boubacar Sidiki Diarrah et
des chefs de juridictions administratives et judiciaires.
Dans son intervention, le président de la Cour suprême a
indiqué qu’en faisant le choix de devenir magistrats, «nous entrons au service
de la construction ou, plutôt, de la consolidation de l’État de droit dans
notre pays». Plus précisément, a dit Fatoma Théra, nous devenons des acteurs du
service public de la justice. «Rendre la justice est une belle vocation.
C’est
aussi une immense responsabilité. Nous l’avons sûrement déjà perçu lors de nos
carrières respectives», a déclaré le haut magistrat. Pour cela, a-t-il invité,
en complément de nos études de droit et de nos expériences professionnelles,
nous devons nous familiariser avec les outils procéduraux, les méthodes de
travail et le fonctionnement des juridictions. Au-delà des techniques et du
raisonnement juridique que nous devons maîtriser, nous devons aussi être
conscients des enjeux et des défis auxquels la justice est confrontée dans son
exercice quotidien et, de manière plus large, des questionnements qui la
traversent, a ajouté Fatoma Théra.
Il est à préciser qu’à part l’ordre constitutionnel représenté
par la Cour constitutionnelle avec ses spécificités politiques, la justice est
rendue dans notre pays par trois ordres de juridictions distincts. Les deux
ordres juridictionnels historiques sont l’ordre judiciaire et l’ordre
administratif, complétés, aujourd’hui, par l’ordre des comptes dérivé de
l’ordre administratif. Les sommets de ces trois ordres culminent à la Cour suprême
à travers les sections judiciaire, administrative et des comptes.
«Chacun de ces ordres a son histoire, ses missions et ses compétences, mais leur point commun consiste à répondre aux attentes croissantes, et parfois pressantes, des justiciables et de dispenser un service de la justice de qualité», a précisé le président de la haute juridiction malienne. Fatoma Théra a dit avoir la certitude que tout au long de ces exercices, il y aura des débats fructueux marqués du sceau de la réflexion et du raisonnement qui constituent, selon lui, la sève nourricière du siège, qu’il soit de l’ordre judiciaire, administratif ou des comptes.
Bembablin DOUMBIA
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