Dr Germin Coulibaly a indiqué que la Charte est un document de référence en matière de paix, de réconciliation, de cohésion sociale et de vivre ensemble. D’après l’enseignant-chercheur à l’UKB, son objectif est d’amener la paix et instaurer la stabilité, la cohésion sociale et le vivre ensemble dans notre pays. Il dira que la portée du document est juridique et morale. « Quand vous prenez la Charte, vous allez voir qu’il y a certaines dispositions qui sont juridiques et peuvent être traduites sous forme de loi », a fait savoir l’universitaire. En terme clair, le paneliste a précisé que « la Charte sera une loi exécutée en tant qu’une loi de la République ».
Dr Coulibaly a, par ailleurs, signalé qu’il y a certaines dispositions dans le document qui sont inspirées des traditions maliennes et qui ont une valeur morale. Selon lui, ces dispositions sont de nature à amener la cohésion sociale sur le plan traditionnel et les Maliens à parler de la même voie en termes de paix, de stabilité et de cohésion sociale. Le professeur de droit ajoutera qu’il y a beaucoup de valeurs partagées dans le document, notamment l’honneur et l’honnêteté. « Ce sont des choses mises dans la Charte pour permettre aux Maliens de se donner la main et de se relever », a souligné Dr Coulibaly.
Rappelant que la jeunesse constitue la majorité de la population malienne, il dira que la couche juvénile est le fer de lance de la paix et de la cohésion sociale. «Donc, il est très important que cette Charte puisse être appropriée par la jeunesse», a invité le paneliste, avant d’exhorter les Maliens à se donner la main pour un avenir meilleur et prospère pour le pays.
Quant à sa co-paneliste Dr Kontin Marie Thérèse Dansoko, elle a précisé que la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale est le document de référence pour toutes les initiatives, actions et activités qui concourent à la paix, à la réconciliation, au vivre ensemble et à la cohésion sociale au Mali. «C’est un outil qui sert de base pour tous les aspects qui concernent ces thématiques qui sont la paix, la réconciliation, le vivre ensemble, la cohésion sociale et la sécurité», a déclaré l’enseignante-chercheure à l’UKB.
La paneliste a rappelé qu’à la suite d'une des recommandations du Dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation, dont la phase nationale s’est tenue en mai 2024 dans notre pays, une Commission de rédaction de l’avant-projet de Charte nationale pour la paix et la réconciliation a été mise en place par le Président de la Transition pour élaborer un document de référence en matière de paix et de réconciliation au Mali.
«Donc, c’est à l'issue de cette rencontre qu'il a été décidé d'élaborer un document national pour le peuple malien qui est la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale», a précisé Dr Kontin Marie Thérèse Dansoko. D’après elle, ce document doit être vulgarisé. «Nous avons élaboré un document qui a été remis au Chef de l’État le 20 juillet , mais les Maliens ont besoin de connaître son contenu», a insisté l’universitaire.
La paneliste a indiqué qu’il y a des mécanismes endogènes de règlement des conflits qui ont été revus, ajoutant que nos compatriotes doivent le savoir. Elle a ajouté qu’il y a diverses actions dans le document qui seront traduites par les différents départements sectoriels. La mise en œuvre de ces actions peut contribuer à la restauration de la paix, de la sécurité et du vivre ensemble dans notre pays, a soutenu Dr Dansoko.
Bembablin DOUMBIA
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.