Nos deux pays sont unis par l’histoire et la géographie. Ils coopèrent dans tous les domaines, depuis les années 60
«Je suis à Bamako, à côté de mon frère Assimi Goïta, pour
fêter l’indépendance du Mali et accompagner le peuple malien, qui est un peuple
frère. La Guinée et le Mali constituent deux poumons dans un même corps... ».
Ce sont les mots adressés à la presse par le colonel Mamady Doumbouya, à son
arrivée à Bamako mercredi après-midi.
Il était donc venu partager la joie des
Maliens, après avoir été à leurs côtés au moment où d’autres voisins
appliquaient les décisions injustes et sévères de la Cedeao. Le président de la
Transition, le colonel Assimi Goïta, le lui a bien rendu, en l’élevant à la
dignité de Grand-croix de l’Ordre national du Mali à titre étranger. Le sabre
qu’il a reçu également signifie, dans la tradition des officiers, la droiture.
Les insignes de la Grand-croix et le sabre ont été remis au
président guinéen par son homologue du Mali lors d’une cérémonie solennelle,
organisée jeudi dernier au Palais de Koulouba. La veille, le colonel Assimi
Goïta, avait offert un dîner en l’honneur de l’hôte de marque. Peu loquaces,
les deux chefs d’état n’ont pas prononcé de discours pendant ces activités.
Rien n’a filtré également de leur tête-à-tête.
Le Mali et la Guinée Conakry sont unis par l’histoire et la
géographie. Ils coopèrent dans quasiment tous les domaines, depuis les années
60. La dimension politique de cette coopération bilatérale est certainement la
plus visible avec les visites et la convergence de vue entre les autorités sur
plusieurs questions d’ordre régional et international. Les épreuves du moment
ont davantage rapproché les deux pays, engagés dans des processus de transition
et dont les dirigeants s’épaulent, au nom de la fraternité, pour surmonter les
difficultés.
Grâce à la République sœur de Guinée, le Mali, malgré les
restrictions économiques imposées par la Cedeao, a pu continuer à commercer
avec le monde. Une partie du coton malien a été acheminée sur le marché mondial
via le port de Conakry, également utilisé par nos opérateurs économiques pour
ravitailler les populations en divers produits. C’est par ce même port qu’avait
transité, au début de la crise en 2012, la plupart du matériel militaire
destiné aux forces armées maliennes.
L’achèvement des travaux en cours au niveau du port et la
finalisation du bitumage de la route Kankan-Kourémalé-Bamako devraient donner
une nouvelle impulsion aux échanges commerciaux. D’autres projets sont
envisagés, comme l’interconnexion ferroviaire Bamako-Conakry. Le protocole
d’accord signé à cet effet, en mai 2014, est à remettre au goût du jour. Il
faudra également revitaliser le protocole d’accord de coopération entre la
Chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat de Guinée et la Chambre de
commerce et d’industrie du Mali, signé en mai 2001.
Des accords lient nos deux pays en matière d’élevage et des
productions animales, de pêche maritime, de l’éducation, de la culture, de
l’énergie et des mines. Cependant, la plupart de ces accords ne s’applique pas
au rythme souhaité par les populations maliennes et guinéennes. Alors que les
défis auxquels ils sont censés apporter des réponses, persistent.
En matière
d’énergie et d’eau, les deux pays gagneraient à concrétiser le protocole d’accord
relatif à la mise en œuvre du barrage à buts multiples de FOMI, signé le 12
mars 2014 à Conakry. Aussi, le processus de l’interconnexion électrique, en
cours, doit être revitalisé. Dans le secteur minier, l’exploitation des sites
miniers, de part et d’autre de la frontière commune, et le problème de sécurité
sur ces sites constituent toujours des sujets de préoccupations.
En revanche, dans le domaine de l’artisanat et du tourisme, la coopération est très dynamique. Les deux pays envisagent d’ailleurs de relancer les initiatives tendant à restaurer le patrimoine historique, culturel et touristique commun. Le jeudi, dans l’après-midi, le colonel Mamady Doumbouya a regagné son pays, certainement satisfait de son séjour.
Issa DEMBELE
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