Unités de production de fer : Le ministre Diallo exige le respect des normes

L’effondrement d’immeubles construits ou en construction est dû en partie à la mauvaise qualité des fers. Le gouvernement entend veiller désormais au respect des normes en la matière pour préserver la vie de nos concitoyens

Publié mercredi 06 septembre 2023 à 05:07
Unités de production de fer : Le ministre Diallo exige le respect des normes

Le ministre Diallo (c) a insisté sur la qualité des fers auprès des industriels

 Après la deuxième phase de vérification et de sensibilisation menée par les services techniques, les usines de production de fer qui continueront à ne pas respecter les normes pourraient être fermées. La mise en garde a été faite, lundi dernier, par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, en marge de sa visite sur les sites de l’Industrie du Mali et de fer (Imafer), à Fougadougou dans la Commune rurale de Tienfala.


Notre pays a connu, récemment, l’effondrement d’immeubles construits ou en construction  entrainant des dégâts matériels et financiers importants. Dans certains cas, des pertes en vies humaines ont été enregistrées. Cette situation n’a laissé aucune autorité indifférente, à commencer par le ministère de l’Industrie et du Commerce. C’est à cet égard que le département a instruit la direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC) et l’Agence malienne de métrologie de conduire un vaste programme de contrôle et de vérification du diamètre et de la longueur dans toutes les unités de production de fer sur l’ensemble du territoire national.


Le résultat de cet audit mené par les deux structures est sans appel. «Des fers commercialisés sur le marché comme étant du fer 6 ont été contrôlés diamètre 4, des fers 8 présentés et vendus au prix du fer 8 ont été contrôlés au diamètre 6, des fers 10 ont été  contrôlés au diamètre 7 et ceux présentés comme des fers 12 et vendus à ce prix ont été contrôlés 9.

Les longueurs ne sont pas respectées», a dénoncé Moussa Alassane Diallo.  Pour le patron du département en charge de l’Industrie, cette situation est inacceptable pour le gouvernement et insupportable pour les populations. Et c’est pour cette raison que toutes les unités de production de fer ont été réunies le 22 août dernier pour partager avec elles, les conclusions des études de vérification et de contrôle menées par les services techniques. À l’issue de cette réunion, des recommandations fortes et des décisions ont été prises par le département.

La visite de terrain du ministre consistait alors à vérifier la mise en œuvre effective de ces recommandations et décisions. «Le développement économique inclusif et durable du Mali se fera avec l’industrie ou ne se fera pas. C’est pourquoi, soutenir l’industrie dans notre pays est une exigence pour mon département. L’objectif recherché est de permettre à nos industries de transformer notre production locale, pour que nous puissions assurer nos besoins nationaux par la production nationale», a-t-il expliqué. 

Selon Moussa Alassane Diallo, nos industries doivent donner des produits de qualité et respectant les normes. Autrement, il sera difficile de tenir sur la durée les engagements pris par rapport à la politique industrielle du pays. «La conduite de cette politique qui se repose sur la promotion et le développement de l’industrie locale (petite, moyenne et grande) ne peut aller avec la promotion de la médiocrité. Nous devons être meilleurs en matière de production», a-t-il insisté.

Cette visite a permis au ministre Diallo de constater qu’il y a un nombre important d’usines qui ne respectent pas les normes. «D’ici octobre prochain, une deuxième vague de contrôles et de vérifications sera enclenchée par mes services. Si nous arrivons aux conclusions qu’il y a encore des unités de production de fer au Mali qui ne respectent pas les normes, nous serons amenés à assumer nos responsabilités et cela pourrait conduire à la fermeture de ces usines», a-t-il averti.

Les orientations et exigences du ministère de l’Industrie et du Commerce, ainsi que les mécanismes de suivi-évaluation et de supervision mis en place à la fois pour contrôler la qualité et le respect des normes, seront partagés avec les acteurs du secteur pour un développement industriel réussi. Évoquant le problème d’énergie, le ministre Diallo dira que c’est une donnée permanente.


«Je pense que dans les réflexions que nous sommes en train de conduire, il s’agira de voir aussi comment on peut rendre nos industries moins dépendantes de l’énergie thermique. Pour cela, plusieurs pistes s’offrent à nous, surtout en ce qui concerne le solaire. On a déjà rencontré les promoteurs de l’énergie solaire, des réflexions sont en cours pour concevoir une politique industrielle où nos industries seront moins dépendantes de l’énergie à partir de l’EDM. SA», a-t-il dit.

Les responsables des unités industrielles visitées ont salué cette démarche du ministre Diallo qui vise à assainir le secteur.

Babba COULIBALY

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