Cette Vision est une initiative visant à transformer notre pays en une nation émergente
Les deux documents ont été présentés, lundi dernier, aux autorités administratives indépendantes. La cérémonie organisée à cet effet dans les locaux du ministère de l’Économie et des Finances a été présidée par le chef de ce département, Alousséni Sanou. La Vision «Mali Kura gnetaasira ka ben san 2063 ma» est une initiative ambitieuse et inclusive visant à transformer notre pays en une nation émergente. Ce cadre stratégique place le citoyen malien au cœur des priorités en le considérant comme un acteur autonome capable de prendre en main son destin.
Conçue par les Maliens, avec les Maliens et pour les Maliens, elle s’appuie sur une dynamique participative et inclusive. Il ressort d’une note d’information fournie à la presse que trois scénarios sont envisagés pour le futur du Mali à l’horizon 2063 : le renouveau (Mali kura), la déception (Djigui ma fa) et l’inacceptable (An te).
Ainsi, la mise en œuvre de la Vision Mali 2063 se décline en quatre phases décennales avec 11 projets structurants, intégrateurs et fédérateurs. Il s’agit, entre autres, des projets «Farafina jiguinè» (nourrir le Mali et la sous-région), «Yeelen kura» (éclairer le Mali), «Kanku musa seginna» (retour de l’Age d'Or de Kankou Moussa), «Sigida yiriwa » (mieux vivre à Bamako et dans les capitales régionales), «Kunafonni taasira» (Programme de développement d’une infrastructure nationale de données géospatiales au Mali).
Cette Vision représente une étape décisive dans la transformation stratégique du Mali. Conçue dans un esprit de renouveau et de rupture, elle ambitionne d’assurer la sécurité sur tout le territoire national, grâce à une approche globale favorisant une paix durable, essentielle au développement et à la cohésion nationale. Aussi, l’idée est d’élever le Mali au rang des nations émergentes, grâce à une croissance inclusive soutenue par un taux annuel moyen de 10%.
«Avec l’ensemble des secteurs, transport, agriculture, énergie, élevage, pêche, éducation et santé, on projette une carte en 2033, une autre en 2043, encore une autre en 2053 et enfin une dernière carte en 2063. Et à la lecture des cartes, nous pouvons voir tout de suite la différence. Qu’est-ce qui a été fait ou envisagé pendant les 10 années», a expliqué le ministre. Le patron de l’hôtel des Finances ajoutera qu’une structure technique, qui va être le bras armé pour régler tout ça, sera mise en place. Et cette structure travaillera avec l’ensemble des ministères.
«Le Mali regorge suffisamment de ressources pour prétendre un jour constituer une bourse pour l’or ou le lithium. Ce n’est pas très compliqué. Il s’agit d’organiser tous les deux mois, un grand marché et de faire venir tout le monde pour exposer les choses. Et puis, au fil du temps, on devient un pays comme l’a été Dubaï et d’autres pays», a expliqué Alousséni Sanou.
Les responsables des différentes autorités administratives indépendantes ont réaffirmé leur disponibilité à accompagner le processus. «Le ministre de l’Économie et des Finances, avec l’assistance de ses collaborateurs, nous a fait un exposé sur un document extrêmement important pour les aspects de gouvernance, de développement économique, social, culturel, et toutes les dimensions du développement de notre pays.
C’est un document qui est articulé sur la vision stratégique du développement de notre pays dans la perspective des années 2023-2063», a confié Me Moustapha Cissé, président de l’Autorité indépendante de gestion des élections (Aige). Il n’a pas manqué de saluer la démarche.
Babba COULIBALY
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