À cet effet, le comité syndical de l’entreprise de presse a déposé sur la table du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social un préavis de grève de 48 heures à compter du 12 janvier prochain. Le syndicat menace de remettre ça pour 72 heures à compter du 14 janvier et se réserve même le droit de déclencher une grève illimitée à partir du 19 janvier si les doléances ne sont pas totalement satisfaites.
Le secrétaire général du comité syndical, Bassaro Haïdara, a animé, hier dans les locaux de l’Amap, un point de presse pour expliquer la situation, notamment les difficultés que vivent les travailleurs de l’entreprise ces derniers temps. D’entrée de jeu, il a expliqué les motivations qui sous-tendent le dépôt du préavis d’arrêt de travail. Et d’expliquer à qui veut l’entendre que ces derniers temps, l’Amap se trouve dans une situation de précarité extrême qui affecte à la fois les travailleurs actifs (en termes de salaires et de régime de sécurité sociale) et les agents admis à la retraite dont leurs indemnités de départ à la retraire ne sont pas reversées. C’est au regard de cette situation critique, expliquera le conférencier, qu’un préavis a été déposé le 29 décembre dernier sur la table du ministre chargé du Travail.
Le secrétaire général a aussi expliqué que les travailleurs exigent de la direction la satisfaction de nombreuses autres revendications; notamment le reversement à l’Institut national de prévoyance sociale (INPS), à travers un chronogramme accepté par les parties, les retenus opérés sur les salaires à titre de contribution à l’Assurance maladie obligatoire (Amo) pour permettre aux travailleurs de bénéficier de ce régime de sécurité sociale et le paiement des indemnités des agents admis à la retraite en 2023 et 2024. Le syndicat exige aussi le rappel des augmentations indiciaires de 2019 et de janvier 2021 à février 2025.
D’autres revendications portent sur l’application du décret n•2025-0479/PT-RM du 24 juillet 2025 à compter de janvier 2026, conformément à l’article 31 de l’Accord d’établissement, le reversement des avances sur salaires et du reliquat du fonds social au titre de l’exercice 2025, ainsi que le paiement des indemnités de déplacement pour les responsables, les agents de recouvrement et de distribution. Le syndicat souhaite surtout le paiement des salaires, désormais au plus tard le 10 du mois en cours au risque d’un arrêt de travail conformément au Code du travail qui fixe le 8 du mois en cours comme date limite de versement des salaires.
Par ailleurs, le représentant syndical de l’Amap a souligné que si toutes ces exigences formulées ne sont pas satisfaites, les travailleurs observeront une grève de 48 heures à compter du lundi prochain. Le comité se réserve le droit de déclencher une grève illimitée à compter du lundi 19 janvier 2026 si les revendications ne sont pas satisfaites.
Fatoumata KAMISSOKO
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