Le Parquet
militaire burkinabé a demandé, ce mardi 08 janvier, au tribunal de reconnaître
Blaise Compaoré, coupable « d'attentat à la sûreté de l'État », de « recel de
cadavre » et de « complicité d'assassinat ».
Chassé du
pouvoir par la rue en 2014, Blaise Compaoré vit depuis en Côte d'Ivoire et est
le grand absent de ce procès, ses avocats ayant dénoncé « un tribunal
d'exception ». Il a toujours nié toute implication dans les événements du 15
octobre 1987.
Trente ans
de prison ont également été requis contre l'ancien commandant de sa garde,
Hyacinthe Kafando, autre grand absent de ce procès, car en fuite depuis 2016.
Il est soupçonné d'avoir mené le commando qui a « tué Thomas Sankara et ses
collaborateurs » et le parquet a réclamé sa condamnation pour « attentat à la
sûreté de l'État » et « assassinat ».
Outre ces
deux absents de marque, douze autres accusés étaient présents pour ce procès
fleuve qui a débuté en octobre. L'écrasante majorité avait plaidé non coupable.
Mardi, vingt ans de prison ont été requis contre le général Gilbert Diendéré,
un des chefs de l'armée lors du putsch de 1987 et principal accusé présent. Il
purge déjà une peine de 20 ans, pour une tentative de coup d'État en
2015.
Plusieurs
peines d'emprisonnement ferme de trois à vingt ans ont également été requises
contre cinq accusés et une de onze ans avec sursis. Enfin, le parquet a requis
l'acquittement, « pour faits non constitués », pour trois accusés et pour «
prescription » pour les deux derniers.
Suspendu,
après le coup d'État militaire au Burkina, il y a deux semaines, le procès
avait repris le 2 février avec les plaidoiries des parties civiles qui se sont
achevées lundi. À la fin des réquisitions, le parquet a demandé que les mandats
d’arrêt internationaux contre Blaise Compaoré et Hyacinthe Kafando soient
maintenus.
Après les
réquisitions du parquet, les avocats de la défense ont demandé un mois afin de
bien se préparer pour assurer la défense de leurs clients. Mais le tribunal
leur accorde finalement trois semaines de préparation. L’audience reprendra
donc le mardi 1er mars 2022.
S. SIDIBÉ avec AFP
Souleymane SIDIBE
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