En une semaine, il y eu seulement la mise à jour des données biométriques de 173 personnes
Les autorités maliennes ont
enclenché le processus de production de la carte nationale d’identité biométrique
sécurisée. Le gouvernement a, à cet effet, lancé une grande campagne
d’authentification et de mise à jour des données biométriques allant du 9
janvier au 31 mars 2023. À Sikasso, ces activités ont démarré le vendredi
dernier dans les deux arrondissements de police et les deux brigades de la
gendarmerie. C’est dans l’optique d’en savoir davantage sur le déroulement des
activités que notre équipe de reportage a sillonné certains de ces centres.
Au 1er arrondissement de
police, l’affluence est au rendez-vous. Dans la cour, des policiers demandent
aux motocyclistes de veiller à la bonne disposition des motos afin d’éviter de
créer le désordre au sein du commissariat. Au fond à droite, sous les arbres,
un attroupement de gens attire l’attention. Hommes et femmes y sont débout.
D’autres assis. À quelques mètres de là se trouve l’équipe d’authentification
et de mise à jour des données biométriques. Habillés en uniforme de la police
nationale, le chef de la section carte d’identité au 1er arrondissement,
l’adjudant-chef Alassane Coulibaly et son équipe, sont au four et au moulin.
Ils valident les données biométriques de la population. En actualisant leurs
empreintes digitales, photos et en notant les réclamations portant sur les
changements de nom de famille, de profession et d’adresse. Les documents de réclamation
sont joints à la fiche de réclamation et l’ensemble est envoyé à Bamako.
«Les changements concernant
l’âge sont opérés au niveau du Centre de traitement des donnés d’état-civil
(CTDEC) à Bamako (Korofina)», précise l’adjudant-chef. Alassane Coulibaly
ajoute que du début des opérations au mercredi 22 février, son équipe a
enregistré les donnés biométriques de 200 personnes. «Chaque jour, la liste est
établie à partir de 6 heures du matin. Nous prenons un quota de 50 personnes
tout en privilégiant les personnes âgées», indique-t-il, précisant que
l’enregistrement des données biométriques se fait du lundi au samedi.
Le centre du 1er
arrondissement de police est confronté à un problème de machine, selon l’équipe.
Depuis le début des activités, l’une des deux machines de mise à jour des données
est en panne. Ils l’ont amené à Bamako pour réparation et jusqu’à présent la
machine est toujours là-bas. L’équipe estime qu’avec les deux machines, ils
allaient pourvoir enrôler 100 personnes au lieu de 50 personnes par jour.
L’adjudant-chef Alassane
Coulibaly saisira l’opportunité pour inviter la population de la Cité verte du
Kénédougou à sortir massivement pour valider leurs données biométriques pour
pouvoir accéder à leurs cartes nationales d’identité biométrique sécurisée.
Fatoumata Diarra et Oumar
Diamouténé sont venus actualiser leurs données biométriques au commissariat du
1er arrondissement. Ils s’y sont rendus dès 7 heures du matin pour s’inscrire
afin de pouvoir faire partie du quota du mercredi. Se réjouissant de la tenue
de la présente opération, ils saluent cette initiative des autorités de la
Transition.
Les deux brigades de
gendarmerie ont eu l’initiative de collaborer afin de faire de cette mission
une réussite. Pour ce faire, elles se sont regroupées au sein de la brigade de
Médine. Au passage de notre équipe de reportage, l’affluence était grande. Les
dispositions sanitaires contre la Covid-19 étaient prises (les kits sanitaires
et l’usage des gels). «En une semaine d’opération, nous avons fait la mise à
jour des données biométriques de 173 personnes», explique l’adjudant-chef
Cheicknè Coulibaly.
Ce nombre, selon lui, est insuffisant comme travail abattu
par les deux brigades de la gendarmerie mais à l’impossible nul n’est
tenu. «Normalement notre centre devrait bénéficier de quatre machines.
Malheureusement, nous travaillons avec deux machines car les deux autres sont
tombées en panne et on les a amenées à Bamako pour réparation», détaille-t-il.
Par ailleurs, les agents des deux brigades déplorent l’insuffisance de temps de
formation nécessaire pour maîtriser la machine de mise à jour.
Amap-Sikasso
Mariam DIABATE / AMAP - Sikasso
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.