L’ouverture des travaux a été présidée par le chef de ce département, Mamoudou Kassogué en présence du directeur national de l’Administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée, l’inspecteur général Abdoulaye Idrissa Maïga. Étaient également présents les représentants de plusieurs départements ministériels ainsi que les chefs des services centraux et assimilés de la Justice.
Cette session est d’une importance capitale compte tenu des points inscrits à son ordre du jour, à savoir l’examen de textes dont le Mali était en quête depuis son accession à la souveraineté nationale. Il s’agit du document de la politique nationale de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée assorti de la stratégie nationale de modernisation de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée, et de réinsertion sociale des personnes détenues 2025-2029.
Pour le ministre chargé de la Justice, il était nécessaire de disposer d’une politique prenant en compte l’ensemble des segments de la gestion pénitentiaire, notamment la sécurité et la sureté des établissements pénitentiaires et de l’éducation surveillée, les conditions de détention, la réinsertion des personnes détenues, les ressources humaines, les infrastructures, les équipements ainsi que les conditions matérielles et financières. Mamoudou Kassogué a signalé que ces deux documents de haute portée stratégique constituent ainsi les premiers dossiers de politique nationale en la matière.
Selon le Garde des Sceaux, ils visent à donner une orientation générale aux actions des services de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée permettant de répondre efficacement aux principes, notamment l’existence des établissements pénitentiaires répondant aux normes internationales.
On note également l’élaboration et l’adoption des textes fondamentaux sur le service public pénitentiaire et de l’éducation surveillée, l’amélioration des droits fondamentaux des détenus (bonne alimentation, bonnes conditions d’hygiène et de santé etc.). S’y ajoutent le recrutement massif et la formation du personnel spécialisé et de sécurité, l’emploi d’un personnel pluridisciplinaire et qualifié, la formation des détenus en vue de leur réinsertion sociale, la rééducation et la réinsertion socioprofessionnelle des mineurs en conflit avec la loi. Sans oublier la prévention et la lutte contre la radicalisation et l’extrémisme violent en milieu carcéral ainsi que le suivi post carcéral des personnes détenues.
En outre, le ministre Kassogué a indiqué que la soumission au Conseil supérieur de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée constitue l’étape ultime avant le dépôt de ces deux documents dans le circuit d’adoption au titre du premier trimestre 2025. Reposant sur un diagnostic approfondi du système, selon Mamoudou Kassogué, ils s’appuient sur sept axes stratégiques pour moderniser l’administration pénitentiaire et l’éducation surveillée.
Parmi ces axes, on peut citer, entre autres, le développement institutionnel et la gouvernance, le renforcement des capacités du personnel pénitentiaire et de l’éducation surveillée, le renforcement de la sécurité des établissements et des personnes détenues, le développement d’un mécanisme de suivi post pénal des libérés.
Souleymane SIDIBE
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