Après Lassine Sinayoko et Mamadou Sangaré, c’est au tour du portier Djigui Diarra de recevoir cette distinction après sa prestation héroïque face à la Tunisie (voir l’article de S. Kamissoko). C’est une récompense méritée pour l’ancien sociétaire du Stade malien de Bamako qui a multiplié les arrêts-reflexes pendant la phase de poules et au huitièmes de finale.
Dès le coup d'envoi de la rencontre contre la Tunisie, le sociétaire des Young Africans de Tanzanie s’est illustré par sa vigilance constante. Dans un match marqué par une forte intensité et l'expulsion précoce de Woyo Coulibaly dès la 26e minute, Djigui Diarra a su porter son équipe. Réduits à dix, les Maliens ont dû faire le dos rond.
Le tournant de la rencontre a eu lieu lors de la séance fatidique des tirs au but. Djigui Diarra a alors pris une dimension de géant, en repoussant deux tentatives tunisiennes (celles de Mohamed Ali Ben Romdhane et Mohamed Elyes Achouri), pesant directement sur la qualification des nôtres pour les quarts de finale. «Je suis heureux de remporter ce titre. Ce qui me fait plus plaisir, c'est d'être le seul gardien à avoir ce trophée pour le moment», a réagi le portier des Aigles. «L'objectif n'est pas les quarts de finale, mais le titre. Nous allons nous battre pour que le Drapeau national continue de briller jusqu'à la finale», a martelé le dernier rempart des Aigles, après avoir reçu son trophée.
Noté 8/10 à l’issue de la rencontre par la commission technique de la CAN, Djigui Diarra a rendu une copie presque parfaite face aux Tunisiens : 3 arrêts décisifs durant le temps réglementaire et les prolongations, 2 tirs au but stoppé lors de la séance des tirs au but, 3 dégagements du poing, 1 sortie aérienne réussie, 9 récupérations et 5 interventions défensives. Il compte également 70% de passes réussies. Lors de la phase de poules, il avait déjà montré une grande solidité, notamment lors du nul face au Maroc (1-1), permettant au Mali de sortir d'un groupe A très relevé.
Le sélectionneur national Tom Saintfiet n'a pas tari d'éloges sur son gardien de 30 ans. «Sans Djigui Diarra, la suite aurait été très difficile. Il a sorti ses griffes pour nous offrir cette qualification», a salué le technicien belge, avant de renchérir : «Je l'exhorte à travailler encore plus, lui et le reste du groupe, car notre billet-retour n'est prévu que pour le lundi 19 janvier» (le lendemain de la grande finale, ndlr). Prochain rendez-vous pour Djigui Diarra et ses coéquipiers, ce vendredi face au Sénégal pour un derby ouest-africain qui s'annonce explosif.
Envoyée spéciale
depuis Casablanca
Djeneba BAGAYOGO
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