Depuis son village, Boureima Kagambèga se dit admiratif des efforts du gouvernement pour développer le Burkina Faso. Aussi, il a décidé de se rendre à vélo à Ouagadougou pour manifester son engagement aux côtés des autorités. C’est dans la matinée du mardi qu’il a entamé son périple d’une centaine de kilomètres, avec pour objectif de remettre, à l’arrivée, deux sacs de ciment à Faso Mêbo.
« Depuis que notre président, le Capitaine Ibrahim Traoré, a lancé Faso Mêbo, je cherchais un moyen de contribuer. J’ai pu réunir l’argent de deux sacs de ciment que je vais acheter une fois à Ouagadougou, pour les remettre », a-t-il expliqué.
Boureima ne souhaite pas envoyer l’argent par Mobile Money. Il veut remettre le ciment en mains propres. Pour lui, ce trajet est bien plus qu’un effort physique : c’est une déclaration d’amour à son pays, une réponse personnelle à l’appel lancé par le Capitaine Ibrahim Traoré.
Son vélo est usé, mais encore solide. À coups de pédales, Boureima traverse les pistes poussiéreuses, les villages encore endormis. Des enfants le saluent. Des commerçants l’encouragent. Quelques jeunes veulent même le suivre. Mais il continue seul. Chaque coup de pédale est un acte de résistance silencieuse, un cri contre le découragement. « Je veux faire ma part », clame-t-il. À chaque pause, il raconte son projet avec simplicité.
Fatoumata KAMISSOKO
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