L’arrivée du navire a été saluée par les populations
Le blocus sur l’axe Sévaré-Gao depuis le 24 mai dernier par
des groupes armés terroristes empêche les populations du Nord et les
transporteurs à emprunter cette route nationale. Ces hommes sans foi ni loi ont
déjà brûlé plusieurs camions sur cet axe, causant d’énormes dégâts matériels.
Actuellement, avec la crue, les voyageurs font la ruée vers les bateaux de la
Compagnie malienne de navigation (Comanav). Ainsi, commerçants, fonctionnaires,
élèves et étudiants vacanciers, tous veulent embarquer dans les bateaux de la
Comanav à partir de Koulikoro ou de Mopti.
Cette année, le premier voyage du bateau appelé «Bateau
Tombouctou» de la Comanav a quitté le 23 août 2022 Koulikoro pour arriver à Gao
le 2 septembre dernier aux environs de 11 heures du matin. Cette arrivée a été
fêtée par les populations du Nord.
À Gao, une foule compacte est venue au quai
pour assister à l’arrivée de ce mastodonte. Des tricycles, des charretiers et
des taxis se bousculaient à la recherche des clients. Certaines personnes
venaient uniquement pour se ravitailler en fruits et légumes en provenance des
régions du Sud du pays. Le «Bateau Tombouctou» était bourré de passagers et de
marchandises.
Le chef de village de Tchirisoro, Diabiri Abdoulaye Maïga, témoigne
que l’arrivée de ce bateau de la Comanav
soulage les souffrances des populations de Gao à cause de l’embargo imposé sur
la RN16 par les terroristes. «Le bateau est venu avec des denrées
alimentaires, ce n’est pas suffisant pour toute la région, mais
c’est moins que rien», se réjouit-il. Mme Cissé Diahara Moussoudou faisait
partie des passagers du bateau. «C’est à cause de l’insécurité sur l’axe Gao-Sévaré
que j’ai préféré voyager par le bateau même s’il est lent et très coûteux»,
confie-telle.
Le chef d’escale de la Comanav de Gao, Boureima Diarra,
indique que cette année, la demande est forte par rapport à la disponibilité
des bateaux. «À cause de la forte demande, au départ comme au retour du bateau,
nous avons décidé d’embarquer certains clients sans leurs marchandises ni leurs
bagages.
Sur le chemin, il y a d’autres passagers qui nous attendent comme ceux
de Tonka, Diré, Nianfounké, Rharous, Bamba, Bourem», explique-t-il. Pour
Boureima Diarra, la Comanav n’est pas en mesure de mettre en marche tous ses
bateaux. En effet, le «Bateau Tombouctou»
peut prendre 130 tonnes et 288 passagers, le Bateau Soumaré 130 tonnes et 288 passagers
et le Bateau Kankou Moussa 448 passagers et 130 tonnes. «Nous sommes à notre
premier voyage et le fleuve n’a pas atteint son niveau normal. Si les trois
bateaux se mettent en marche en même temps, la compagnie de navigation va enregistrer
des pertes», explique-t-il.
Selon le chef d’escale de la Comanav de Gao, le prix du billet de voyage par bateau varie selon la distance et la classe. La quatrième classe (sans repas ni chambre) coûte 16.700 Fcfa de Koulikoro à Gao. Le prix en troisième classe (avec repas et chambre non ventilée) est de 76.900 Fcfa de Koulikoro à Gao. Le voyage dans le bateau avec toutes les commodités (chambre climatisée, repas et autres) de Koulikoro à Gao coûte 317.500 Fcfa.
La Comanav, selon son responsable local, est confrontée à des difficultés comme la hausse des prix du carburant et la non subvention de l’État.
Abdrahamane TOURE / AMAP - Gao
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