Journée mondiale contre le travail des enfants : Sous le signe de la protection sociale

Le 12 juin est la Journée mondiale contre le travail des enfants. Décrétée par l’Organisation des Nations unies, cette journée est célébrée au Mali depuis 2011. Le thème de cette année est : «le rôle de la protection sociale dans la lutte contre le travail des enfants ».

Publié vendredi 10 juin 2022 à 06:07
Journée mondiale contre le travail des enfants : Sous le signe de la protection sociale

En milieu rural, les enfants sont utilisés pour les travaux champêtres


Ladite journée sera conjointement commémorée par le gouvernement à travers le ministère en charge du Travail, le Bureau international du travail (BIT), l’ONG Gradem (Groupe de recherche action droits de l’enfant au Mali) et le Programme, travail pas l’affaire des enfants du consortium (ENDA Mali, Save the children, SNEC et Unicef).

Cela à travers une série d’activités telles que des tables rondes, des débats télévisés et radiophoniques, une campagne de sensibilisation, la projection de films documentaires.

Les droits des enfants sont une priorité au Mali où la moitié de la population a moins de 18 ans. Le code du travail interdit le travail des enfants de moins de 14 ans. Ainsi que l’emploi de ceux de moins de 18 ans à des travaux excédant leur force, présentant un danger ou qui, par la nature et par les conditions dans lesquelles ils sont effectués, sont susceptibles de blesser leur moralité. 

Après avoir ratifié la convention relative aux droits de l’enfant, le Mali a également approuvé les principaux instruments internationaux comme ceux de l’Organisation internationale du travail (OIT) en 2002.  Le travail joue sur la santé physique et mentale des enfants et les empêche d’aller à l’école. Aussi, il réduit  leurs chances dans la vie. D’où la création de la Cellule nationale de lutte contre le travail des enfants (CNLTE).

Moussa Tadjoudine, ancien chef de Division étude  et suivi-évaluation à ladite cellule nous a rappelé que ladite journée est célébrée à travers des manifestations populaires afin de sensibiliser sur le phénomène du travail des enfants. « Pour cela, nous partons sur les sites d’orpaillage, dans les zones agricoles où les enfants sont impliqués dans les travaux dangereux. Les enfants talibés sont également concernés… », fait-t-il savoir. 

Joint au téléphone, depuis Genève où il se trouve pour la Conférence internationale du travail, le directeur de la CNLTE, Amadou Thiam, met l’accent sur la sensibilisation de la population pour mettre fin à ce fléau.

D’après lui, lorsque la protection sociale est bien assurée aux parents et aux jeunes travailleurs, cela les mettrait à l’abri de certains besoins. Mieux, dit-il, cela pourrait les amener à ne plus recourir au travail des enfants comme contribution à l’économie familiale.  Selon l’Organisation internationale du travail (OIT), les systèmes publics de protection sociale sont essentiels pour combattre la pauvreté, la vulnérabilité et pour éradiquer et prévenir le travail des enfants.

Pour l’Organisation, la protection sociale est à la fois un droit humain et un moyen d’intervention efficace pour éviter que les familles aient recours au travail des enfants en temps de crise. Pour marquer de réels progrès vers l’élimination du travail des enfants, l’OIT souligne qu’il faut accroître les investissements effectués dans les systèmes de protection sociale universelle. Et cela, dans le cadre d’une stratégie intégrée et globale de lutte contre le travail des enfants.

L’Etat malien  a mis en place depuis 2014, une Politique nationale de promotion et de protection de l’enfant. Approché sur le sujet, le directeur national de la Promotion de l’enfant et de la femme (DNPEF), Youssouf Bagayoko précise que cette politique prend en charge la question du travail des enfants.

Pour lui, elle est orientée vers l’élimination de tout ce qui est pure forme de travail ou qui nuit à l’enfant. En plus, il y a la Politique nationale de promotion de la famille qui amène vers la sensibilisation, l’information, le renforcement des capacités et les plaidoyers.

Mais également des plans d’actions opérationnels et quinquennaux qui sont mis en œuvre pour permettre d’atteindre les objectifs de cette politique. Malgré tout cela, le premier responsable de la DNPEF regrette que le phénomène soit en train de prendre une certaine ampleur.

Souleymane SIDIBE

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