Mali: Des marcheurs entre Dakar et Bamako accueillis en vedettes à Kayes

Les populations de Kayes (dans l’Ouest du Mali) ont réservé, vendredi 11 mars 2022, un accueil chaleureux aux marcheurs de l’Association marche internationale Dakar-Thieytou, une ONG sénégalaise, arrivés de la capitale sénégalaise, a constaté l’AMAP sur place.

Publié dimanche 13 mars 2022 à 11:43
Mali: Des marcheurs entre Dakar et Bamako accueillis en vedettes à Kayes

Ces marcheurs font le trajet Dakar-Bamako à pied pour soutenir les autorités de la Transition et le peuple malien « qui ont décidé de prendre en main leurs propres destinées, en demandant à la France et à ses partenaires européens de retirer leurs troupes du Mali ». L’association Marche internationale Dakar-Thieytou, a initié cette marche de 1.362 km (distance Bamako-Dakar) pour apporter son soutien aux autorités de la Transition au Mali. Partis de l’ambassade du Mali, dans la capitale sénégalaise, mercredi matin, 16 février, à 9 heures 30 minutes, les marcheurs au nombre de douze ont prévu de couvrir la distance en un peu plus d’un mois A Kayes, ils ont été accueillis, au cours d'une cérémonie à la Tribune de l'indépendance, sous la présidence du gouverneur de la Région, le colonel Moussa Soumaré. Les marcheurs, qui sont rejoints par des volontaires durant leurs trajets, comme à Dakar, Diboli et Kayes, ont déclaré suivre les traces du Dr. Cheikh Anta du Sénégal et du premier président du Mali, feu Modibo Keita, « qui ont consacré une bonne partie de leur vie à la lutte pour l'indépendance et l'unité des peuples africains ». Ces jeunes ont réaffirmé leur soutien au président de la Transition, le colonel Assimi Goïta et au Premier ministre Choguel Kokalla Maiga dans leur « combat contre le terrorisme visant à pacifier le Mali et d'assurer son développement. Le Mali est sous le coup des sanctions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique (CEDEAO) et de l’Union economique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Ces organisations conditionnement la levée de ces sanctions au retour à l'ordre constitutionnel normal dans un bref délai. Les organisateurs de cette marche sont convaincus que «le Mali n’est pas seul dans cette épreuve». « Sur la route, nous serons rejoints par des Africanistes. Dans chaque grande ville ou village que nous traverserons, nous prendrons contact à travers les médias, avec la population à qui nous expliquerons que le Mali ne doit pas être sacrifié sur l’autel d’un club de valets de l’impérialisme », avait promis DJ Keeman, un responsable de l’association dont une partie du nom (Thieytou) porte le nom du village du savant africaniste Cheikh Anta Diop. Et de préciser que l’action de son association est spontanée. En plus de son objectif principal qui est de soutenir le Mali dans l’épreuve que lui font subir les dirigeants de la CEDEAO, cette marche vise à démontrer la façon dont ces derniers « veulent tuer à petit feu leurs propres populations ». « Imaginez comment les populations sur le corridor Dakar-Bamako sont en train de souffrir. Les cimenteries risquent bientôt de fermer si la situation perdure », a ajouté un membre de la délégation qui a été reçue, avant son départ, par la 3è conseiller Mme Konaté Djenebou Doucouré et le conseiller consulaire Boubacari Minta. « C’est une honte d’être derrière certains dirigeants africains », s’est indigné Nicko Junior Bouassi qui fustige la perméabilité de ceux-ci à la manipulation. Pour ce trentenaire, « le temps est venu de se dire la vérité ». « Et la vérité, c’est que le Mali ne doit pas échouer car son échec tel que planifié et souhaité par la France et ses ‘’nègres de service’’ sonnerait la fin de toute tentative de l’Afrique de se libérer définitivement de la servitude néocoloniale ». C’est pourquoi, les marcheurs invitent « les Maliens à être résilients et les assure du soutien de la jeunesse africaine qui s’organise pour converger vers Bamako », révèle-t-il. Bouassi a conclue par un hommage à Yérè Wolo, une organisation malienne qui, pour lui, est le fer de lance de cet engagement pour la libération du Mali. Un engagement qui mérite d’être soutenu par les organisations sœurs qui manifestent depuis l’imposition des sanctions à un pays dont la Constitution est l’une des plus panafricanistes et unionistes du continent. « Le Mali n’est pas seul dans cette épreuve voulue et entretenue par certains organisations ouest-africaines. On peut le sentir partout au Sénégal où la population est plus que convaincue que Maliens et Sénégalais ne sont que les organes d’un même corps », disent les marcheurs qui se réclament héritiers de Cheikh Anta Diop.

Bandé Moussa SISSOKO / AMAP - Kayes

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