#Mali : Formation professionnelle : Clap de fin pour le Projet FFP

La clôture du Projet pilote d’appui à la formation professionnelle (FFP), lié aux besoins du secteur privé, est intervenue, hier dans un hôtel de la place.

Publié jeudi 27 juin 2024 à 15:34
#Mali : Formation professionnelle : Clap de fin pour le Projet FFP

Le projet d’une durée de deux ans avait glissé sur une période supplémentaire de six mois

 

L’évènement présidé par le chef de cabinet du ministère de l’Emploi, de la Formation professionnelle et de l’Entreprenariat national, Tidiani Youba Diakité, a enregistré la présence du président du Conseil des investisseurs européens au Mali (Ciem), Serge Lepooltier et du chargé d’affaires du Royaume du Danemark, Frederick Peteersen.

Financé par l’ambassade du Royaume du Danemark et mis en œuvre par le Ciem, ce projet avait pour objectif de renforcer la croissance économique inclusive stimulée par le secteur privé pour la génération de revenus et la création d’emplois. Il était constitué de trois volets à savoir : le volet Centres de formation pour améliorer la qualité de l’offre de formation au Mali, le volet Entreprises pour le co-financement aux entreprises pour l’amélioration des qualifications de leurs employés. Enfin, le volet pour les jeunes femmes vulnérables pour faciliter leur insertion professionnelle dans des secteurs porteurs de revenus.

Le président du Ciem, a expliqué que ce projet pilote d’une durée de 2 ans (de septembre 2021 à décembre 2023) et qui a obtenu une prolongation de 6 mois (janvier-juin 2024) pour un budget total de plus de 1,130 milliard de Fcfa était innovant. «Nous sollicitons les partenaires évoluant dans le secteur de la formation professionnelle, car nous souhaiterions œuvrer pour la poursuite du projet. Projet qui couvrirait, non pas seulement Bamako et environs proches, mais également d’autres régions du Mali, et qui bénéficierait de l’expérience acquise» a détaillé Serge Lepooltier. 


Il  a précisé que les membres du Ciem sont des sociétés maliennes, répondant aux exigences des lois maliennes, Par conséquent, le Ciem a pour  rôle d’entretenir le réseau, actuellement 106 membres (soit autant d’entreprises maliennes), de contribuer à l’amélioration de l’environnement du climat des affaires. Mais aussi d’être la porte d’entrée des investisseurs européens et  aussi une agence de mise en œuvre pour les partenaires européens du Mali.

Le chargé d’affaires de l’ambassade du Danemark a signalé que le besoin d’équipements, de formation, de connexion entre les entreprises et les centres de formation et les besoins d’insertion des jeunes sont vitaux. «C’est avec la conscience de ces affirmations, a-t-il ajouté,  que nous avons pu apprécier toute la pertinence du projet de formation professionnelle liée au besoin du secteur privé. Il a rappelé que le projet a pu bâtir une nouvelle approche de formation professionnelle et d’insertion des jeunes dans le tissu économique.


Selon lui, le programme a accompagné les centres de formation à monter un business model de formation, économiquement viable, orienté sur l’innovation et le marché. Et de déclarer que le projet FFP a sensibilisé les entreprises à intégrer le développement des compétences dans leur vision et plan stratégique, mais surtout donné de l’espoir à plus de 300 jeunes femmes vulnérables qui ont bénéficié de formation nécessaire à leur insertion économique.

Le chef de  cabinet du ministère en charge de l’Emploi a souligné que le changement de paradigme dans le cadre de la formation professionnelle, est une réalité au niveau de son département et  pense que le secteur privé doit tirer cela.  «L’économie du 21è siècle va être compétitive, c’est en fonction de cela que nous accordons une place de choix à la formation des ressources humaines de qualité, a fait savoir Tidiani Youba Diakité.

Pour lui, le programme du Ciem rime avec cette vision.  Il a rappelé que le projet vise à améliorer la qualité de l’offre de formation en adaptant celle ci aux besoins réels du secteur privé et à favoriser la formalisation de l’économie malienne en soutenant les entreprises. «Plus de 460 jeunes formés, 1.407 employés améliorant leur compétence et 339 jeunes femmes prêtes à intégrer des secteurs porteurs, grâce à une formation adaptée», a-t-il signalé. Avant de remercier le Royaume du Danemark et le Ciem pour les résultats obtenus. Et d’espérer sur la prolongation de ce projet pour consolider les acquis. 

Fatoumata Mory SIDIBE

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