Le président Goïta et ses hôtes (g) au cours de l’audience qui s’est déroulée en présence des membres du gouvernement
Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a reçu en audience, mardi dernier en fin de journée au palais de Koulouba, une délégation russe de la société Rosatom, une entreprise spécialisée dans le secteur de l’énergie nucléaire.
La
délégation reçue par le chef de l’État était conduite par son directeur général
adjoint de Rosatom, Nikolaï Nikolaevich Spassky. C’était en présence du
ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou et de ses collègues de
l’Énergie et de l’Eau, Mme Bintou Camara, de l’Enseignement supérieur et de la
Recherche scientifique, Bouréma Kansaye, et des Mines, Amadou Keïta.
La
délégation russe de la grande société Rosatom était venue faire le point de la
signature d’un mémorandum d’entente au chef de l’État ouvrant ainsi la voie à
une collaboration stratégique dans le domaine de l’énergie nucléaire. À sa
sortie d’audience, le directeur général adjoint de Rosatom a confié que cette
rencontre avec le président de la Transition est à la fois un honneur et une
grande responsabilité. Nikolaï Nikolaevich Spassky a rappelé que la République
du Mali est un pays ami et un partenaire stratégique. «Nous avons une grande
admiration pour votre lutte contre le néocolonialisme. Nous apprécions beaucoup
votre solidarité avec la Russie», a-t-il laissé entendre.
Rappelant
la collaboration entre le Mali et la Fédération de Russie, Nikolaï Nikolaevich
Spassky a fait remarquer que son organisation joue un rôle important dans le
cadre de cette coopération stratégique entre les deux pays. Il s’est dit prêt à
faire tout son possible pour le raffermissement de cette coopération dans
plusieurs secteurs. Notamment dans le domaine de l’énergie renouvelable, de
l’énergie nucléaire et d’autres secteurs d’ordre technologique.
S’agissant
de la crise énergétique sans précédent au Mali, l’hôte du jour est revenu sur
l’importance du projet de la centrale photovoltaïque de Sanankoroba. Pour le
directeur général adjoint de Rosatom, c’est une première dans ce domaine,
puisqu’on parle d’un projet de 200 mégawatts (MW). Cela, pour dire que c’est la
première phase de la création de la génération solaire dans notre pays. «Nous
avons déjà défini la deuxième étape de l’énergie solaire», a-t-il fait savoir.
Pour Nikolaï Nikolaevich Spassky, il ne s’agit pas de petites pièces, mais
d’une solution globale de la question de la sécurité énergétique de la
République du Mali.
À ce titre, il a affirmé avoir informé le président de la
Transition de la signature d’un important mémorandum des travaux préparatifs
nécessaires pour pouvoir lancer ce premier pas. Pour ce
type de projet, le directeur général adjoint a souligné la formation du
personnel et des cadres maliens dans le domaine de l’énergie.
Ce faisant, il a
confié en avoir parlé avec le ministre de l’Enseignement supérieur et de la
Recherche scientifique, qui a été diplômé dans l’une des meilleures universités
de la Fédération de Russie, précisément à Saint-Pétersbourg. «Aujourd’hui, nous
voudrions organiser cette coopération», a indiqué Nikolaï Nikolaevich Spassky. Parlant
des infrastructures nucléaires, il dira que la création de la génération
nucléaire a besoin des préparations comme les ressorts, la législation et la
régulation…
Souleymane SIDIBE
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.