La
disparition du natif de Kita laisse un grand vide dans la sphère judiciaire et
politique malienne, où il restera une référence en termes d’intégrité, de
rigueur et de patriotisme. Ses obsèques ont eu le lendemain, à son domicile à
Baco Djikoroni.
La
nouvelle du décès de Me Hamidou Diabaté a suscité une vive émotion au sein du
barreau, de la classe politique et de la société civile. Sur les réseaux
sociaux, de nombreux témoignages ont salué la mémoire d’un homme juste,
patriote et profondément attaché à son pays.
Magistrat,
enseignant, avocat et homme politique, Me Diabaté a consacré sa vie à la
défense du droit et à la promotion des valeurs républicaines. Il fut l’un des
acteurs clés du Mouvement démocratique.
Fondateur
et cadre actif des partis CNID-Faso Yiriwa Ton et du Parena, Me Hamidou Diabaté
a siégé à l’Assemblée nationale et dirigé le ministère de la Justice, où il
s’est illustré par son engagement pour l’indépendance de la magistrature et la
réforme du système judiciaire. Docteur en droit privé, diplômé de l’École
nationale de la magistrature de Paris et de l’École nationale d’administration
de Bamako, il a enseigné le droit, formé des générations de magistrats et
participé à d’importants projets de réformes au Mali et à l’international.
Homme discret et exigeant, il incarnait la probité et la compétence. Ses
interventions publiques, toujours mesurées, plaidaient pour la paix, la justice
et la cohésion nationale.
Officier de l’Ordre national, Me Hamidou Diabaté était marié et père de six enfants. Le Mali retient de lui l’image d’un serviteur de l’État dévoué, d’un républicain convaincu et d’un patriote au service du droit et de la Nation.
Souleymane SIDIBE
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