Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué, lance les épreuves
C’était en présence du directeur national de l’administration de la justice (DNAJ), Djibrilla Aroubouna Maïga et de plusieurs personnalités du département de la Justice. Pour les deux ordres réunis (judiciaire et administratif), plus de 5.000 candidats sont en train de concourir pour 100 postes disponibles. Il était environ 8 heures 40 minutes. Devant les candidats, dans l’amphithéâtre de la Faculté de droit privé (Fdpri), le Garde des Sceaux a rassuré sur la transparence de ce concours. Avant de livrer le sujet de culture générale intitulé : «Quel lien faites-vous entre la Force et la Justice».
Dans une interview accordée à la presse, le
ministre en charge de la Justice a fait remarquer que ce concours intervient
dans le cadre de la mise en œuvre de la Loi d’orientation et de programmation
du secteur de la justice, qui a prévu le recrutement sur cinq ans, de 249
magistrats. Selon Mahamadou Kassogué, les deux premières années, il n’y a pas
eu de concours. «Dans les conditions normales, on perdait les nombres qui étaient
prévus pour ces deux concours», a-t-il révélé, tout en soulignant que grâce à
la clairvoyance du président de la Transition, cela a pu être évité. «Il a
demandé que nous ne perdions pas les nombres des années passées.
L’année dernière,
nous avons pu recruter 100 auditeurs de justice et 100 autres en 2023», a
informé le ministre Kassogué. Avant d’admette que ces nombres sont loin des
ratios souhaités par les autorités. Sur le plan international, le ratio est
d’un magistrat pour 10.000 habitants alors que le Mali est à un magistrat pour
plus de 30.000 habitants. Ce qui explique, en partie, les lenteurs que nous
avons dans la distribution de la justice et aussi le problème d’accessibilité
de la justice. «Mais nous sommes en train de prendre des dispositions pour
corriger tout cela grâce au leadership du président de la Transition», a fait
comprendre Mahamadou Kassogué.
En outre, a-t-il signalé, ce concours
intervient dans un contexte de refondation où les autorités sont en train,
conformément aux Assises de la refondation, de faire en sorte que dans tous les
secteurs il y ait la récompense du mérite et de l’excellence. Et le ministre en
charge de la Justice d’insister que les différents examens et concours sont
organisés dans la rigueur et la transparence. À ce propos, il a mentionné les épreuves
de l’année dernière. «Cette année, nous allons garantir la même transparence»,
a-t-il fait savoir. Pour Mahamadou Kassogué, cela résulte de la vision et des
orientations du chef de l’État, le colonel Assimi Goïta.
Selon le Garde des Sceaux, la justice est le
dernier rempart et recours du citoyen. C’est pourquoi, les concours de
recrutement dans ce secteur doivent être à un niveau très élevé de transparence
et de crédibilité. Les magistrats aussi, a-t-il ajouté, appartiennent à une élite.
«Nous allons recruter les meilleurs», a promis le ministre en charge de la
Justice, tout en garantissant aux candidats et à leurs parents, la
transparence.
Le ministre Kassogué n’a pas manqué d’inviter les surveillants à être plus rigoureux par rapport au respect du règlement intérieur dans toutes ses dispositions. Ce règlement intérieur prend en compte toutes les dimensions pour éviter la fraude, garantir l’intégrité et la transparence du concours. Pour preuve, il y a eu quelques cas qui ont été vite traités. Pour rappel, les exigences en la matière sont, entre autres, l’interdiction du téléphone, la ponctualité des candidats et la présentation d’une pièce d’identité.
Souleymane SIDIBE
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