Les prix indicatifs plafonds du sucre local sont fixés à 600 Fcfa le kilo, contre 650 Fcfa le kilo du sucre importé et 1.050 Fcfa pour le litre de l’huile alimentaire locale
Le gouvernorat de Sikasso a abrité, vendredi
dernier, la rencontre d’échanges des acteurs régionaux sur les mécanismes de
stabilisation des prix des produits de première nécessité. La réunion avait été
initiée par la direction générale du commerce, de la consommation et de la
concurrence (DGCC) et le ministère de l’Industrie et du Commerce. Elle était présidée
par le conseiller aux affaires administratives et juridiques du gouverneur de
Sikasso, Moussa Diallo, en présence du directeur général du commerce, de la
consommation et de la concurrence, Boukadary Doumbia, des représentants des
commerçants, consommateurs et transporteurs de la région.
À l’ouverture des travaux, Moussa Diallo a
indiqué que la stabilisation des prix des produits de première nécessité fait
partie des priorités du gouvernement en vue de satisfaire les besoins de
consommation des populations. Il a invité les participants à suivre la
rencontre avec intérêt et à faire des contributions pertinentes pour que cet
objectif des autorités soit atteint dans la région. De son côté, le directeur général du commerce,
de la consommation et de la concurrence a souligné que cette mission a été
initiée pour informer et sensibiliser les acteurs régionaux sur les mécanismes
de stabilisation des prix des produits de première nécessité. Outre Sikasso,
elle concerne également Bougouni, Koutiala et San, a-t-il précisé.
Boukadary Doumbia a saisi l’occasion pour
rappeler les prix indicatifs plafonds de vente de certains produits : le sucre
local (prix grossiste 28.000 Fcfa le sac de 50 kg, prix détaillant 600 Fcfa le
kilo) ; le sucre importé (prix grossiste 30.000 Fcfa le sac de 50 kg, prix détaillant
650 Fcfa le kilo) ; la farine de blé
(prix grossiste 25.000 Fcfa le sac de 50 kg) ; l’huile alimentaire locale
(21.000 Fcfa le bidon de 20 litres, 1.050 Fcfa le litre) et le pain (270 Fcfa
la miche de 250 g et 137 Fcfa la miche de 125 g). Par ailleurs, le patron de la
DGCC a remercié les autorités et les acteurs régionaux pour leur disponibilité.
Au cours de la rencontre, le DGCC a présenté
l’organisation du circuit de distribution des produits de première nécessité.
Celle-ci a concerné, entre autres, les différents types de circuit de
distribution, les différentes formes de commerce de distribution, le suivi du
circuit, le dispositif de surveillance des marchés et les dispositions spécifiques
relatives à la suspension de l’exportation des produits agricoles.
Les questions des participants étaient relatives au rôle joué par l’État dans l’organisation du circuit de distribution, aux mesures prises dans le cadre de la réduction du prix de l’huile alimentaire locale, à la protection des commerçants détaillants et à la prise en compte des zonages lors de la fixation des prix indicatifs plafonds. Boukadary Doumbia a apporté des éclairages à ces questions. Il a surtout insisté sur le rôle de «régulateur du marché» que joue l’État en matière de commerce. Le samedi, la délégation de la DGCC a visité les locaux de certains opérateurs économiques avant de poursuivre son périple dans les autres localités.
Mariam DIABATE / AMAP - Sikasso
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