La délégation malienne a pris part à cette
rencontre organisée sous l’égide de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime
(ONUDC). Dans sa déclaration,
le représentant malien a mis en avant les efforts considérables du pays dans la
lutte contre ce fléau transnational. Carrefour stratégique du Sahel, le Mali
s’est engagé dans une lutte résolue
contre le trafic illicite de migrants à travers un
arsenal juridique solide, une politique migratoire adaptée et un renforcement
continu des institutions de contrôle et de prévention.
Depuis 2012, le pays dispose d’une loi relative à la lutte contre la traite des personnes et pratiques
assimilées, criminalisant le trafic illicite
de migrants. Elle prévoit des peines sévères allant de 5 à 20 ans
d’emprisonnement voire la réclusion à perpétuité lorsque les faits entraînent
mort d’homme ou mutilations. Ce dispositif,
conforme aux standards internationaux, illustre la volonté du Mali de protéger les personnes vulnérables
et de respecter ses engagements internationaux.
Selon la délégation malienne, le gouvernement a entrepris
la révision de la Politique nationale
de migration (Ponam) afin d’y intégrer
les nouvelles dynamiques migratoires et sécuritaires. Ce document stratégique
prendra désormais en compte la lutte contre le trafic et la traite des
personnes, la protection des droits des migrants ainsi que les défis liés au
changement climatique et au développement durable.
Sur le plan
institutionnel, le Centre d’information
et de gestion des migrations (Cigem) joue un rôle central dans la collecte et
l’analyse des données migratoires. Par ailleurs, la création en 2019 de la Brigade de répression du trafic des migrants et de la
traite des êtres humains a permis de renforcer l’action policière et judiciaire
contre les réseaux criminels. Composée d’une vingtaine d’officiers, cette
brigade mène des enquêtes sur tout
le territoire et collabore étroitement
avec des partenaires internationaux, notamment l’Espagne. Le Mali participe
activement aux mécanismes d’examen de la Convention contre la criminalité
transnationale organisée, tout en renforçant sa coopération bilatérale et régionale avec l’Union africaine et ses partenaires de l’Alliance des
États du Sahel (AES).
La délégation malienne a insisté sur la nécessité d’une approche globale et humaine. Selon elle, la lutte contre le trafic illicite de migrants doit s’accompagner d’actions sur les causes profondes : pauvreté, chômage, insécurité et effets du changement climatique. Le Mali entend ainsi bâtir une politique migratoire équilibrée, respectueuse de la dignité humaine et fondée sur la solidarité africaine. En conclusion, le Mali a réaffirmé à Vienne sa détermination à poursuivre ses efforts pour une migration sûre, ordonnée et régulière, au service de la stabilité et du développement durable du continent.
Souleymane SIDIBE
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.