Arrêté interministériel sur la santé et la justice : Pour améliorer les conditions de vie des détenus

Pour améliorer les conditions de vie de la population pénitentiaire en soins de santé, le Comité international de la croix-rouge (CICR) en collaboration avec la division de la Santé et de l’hygiène publique, de la justice, et de la direction nationale de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée a organisé un atelier de vulgarisation de l’arrêté interministériel fixant les modalités de prise en charge de la population pénitentiaire dans le cadre du service public hospitalier.

Publié vendredi 10 juin 2022 à 06:22
Arrêté interministériel sur la santé et la justice : Pour améliorer les conditions de vie des détenus

Les instruments juridiques accordent une place de choix à la santé de la personne détenue

 

Le représentant du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Diakariaou Doumbia, a présidé hier la cérémonie en présence du directeur national de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée, (DNAPES), Ibrahima Tounkara, du médecin du CICR, Dr Popol Lobo Biduaya et de nombreux participants.

Le CICR est une organisation humanitaire indépendante qui porte assistance aux personnes touchées par un conflit armé ou d’autres situations de violence partout dans le monde. En 2002, la loi hospitalière a consacré le service public hospitalier. Dans cette logique, elle a initié un arrêté conjoint des ministères de la santé et de la justice pour déterminer les détails du service public hospitalier concernant les personnes privées de liberté. C’est dans cette optique que le CICR souhaite accompagner cette démarche des autorités pénitentiaires et sanitaires.

 Elle s’inscrit dans le sens de l’amélioration des conditions de détention des personnes privées de liberté, conformément au droit international et à la Constitution. L’objectif général de l’atelier était de faire réagir les participants, chacun en ce qui le concerne, dans le sens de la fourniture effective et diligente du service public hospitalier à la population pénitentiaire. Le directeur national de l’administration pénitentiaire a expliqué que l’accès aux soins de santé est une loi fondamentale pour toute personne libre ou détenue.

Ajoutant qu’il y a peu de centre de santé dans les prisons au Mali. Ce qui n’est pas normal selon lui. Et de poursuivre que malgré le fait que certains prisonniers soient dangereux, en cas de maladies, ils ont droit aux soins médicaux sous surveillance. Ainsi, quand les conditions de détention sont améliorées, les droits des prisonniers sont respectés, a-t-il soutenu.

De son côté, le médecin du CICR, a rappelé que l’atelier est à sa 4è rencontre avec tous les acteurs du domaine y compris ceux des régions. Il a espéré que la présente session permettra aux participants de s’imprégner de l’arrêté interministériel.

Le représentant du ministre de la justice, Diakariaou Doumbia a souligné que l’arrêté interministériel contribuera sans nul doute à améliorer les conditions de détention grâce à une meilleure prise en charge sanitaire.

De nombreux instruments juridiques comme la Constitution de 1992, la loi portant régime pénitentiaire et loi hospitalière accordent une place de choix à la question de santé des citoyens notamment celle de la personne détenue.

Amsatou Oumou TRAORE

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