Le Premier ministre par intérim a apprécié le travail de la Commission
Après
avoir reçu l’avant-projet de Constitution, la semaine dernière, le président de
la Transition, le colonel Assimi Goïta, a instruit la Commission de rédaction
de restituer le document aux différentes Institutions de la République. Ce
travail de restitution a commencé hier avec le gouvernement. La rencontre s’est
tenue à la Primature sous la présidence du Premier ministre par intérim, le
colonel Abdoulaye Maïga.
À cette occasion, le président de la
Commission de rédaction de la nouvelle
Constitution, Pr Fousseyni Samaké, a expliqué que le document élaboré
comporte de grandes innovations. Dans sa structure, l’avant-projet compte 195
articles contre 122 pour la Constitution de 1992. Les titres sont plus subdivisés
dans sa présentation par rapport à l’ancienne. Et beaucoup d’articles sont des
reformulations.
Selon
Pr Samaké, les innovations sont nombreuses sur le fond. En effet, le document
prend en compte dans son préambule des éléments de préoccupations récentes de
notre pays. Il expliquera, par exemple, qu’au niveau du Titre I de
l’avant-projet, l’article 9 stipule que le mariage se fait entre homme et femme
pour lever toute équivoque.
À propos du Titre II, Pr Fousseyni Samaké a indiqué que les innovations portent sur le caractère unitaire du pays. Une autre formulation se situe au niveau des langues. Sur ce point, le président de la Commission de rédaction notera que les langues nationales vont vers la vocation de langues officielles. Toutefois, il a souligné que l’érection des langues nationales en langues officielles est extrêmement contraignante pour l’État.
Les
Institutions de la République sont ramenées à sept au lieu de huit dans
l’actuelle Loi fondamentale.
Pr
Fousseyni Samaké est revenu, par ailleurs, sur des innovations les plus
marquantes concernant le président de la République. Il dira que désormais, le
président de la République aura désormais le pouvoir de nommer et de démettre
le Premier ministre de ses fonctions. Mieux, l’avant-projet de Constitution
verrouille la limitation du mandat du président de la République en stipulant
qu’«en aucun cas, nul peut exercer plus de deux mandats de président de la République».
L’autre nouveauté concerne la nationalité et l’âge des futures candidats à la présidentielle.
Par
ailleurs, l’avant-projet de Constitution limite le gouvernement à 29 membres.
Il préconise aussi un Parlement à deux chambres (Assemblée nationale et Haut
conseil de la Nation), tout en interdisant le nomadisme politique. En outre,
l’avant-projet innove en consacrant des Titres sur l’Armée, l’Administration et
les légitimités traditionnelles.
Après
avoir félicité l’équipe de rédaction de la nouvelle Constitution, le Premier
ministre par intérim dira qu’avec cet avant-projet, il ne s’agit pas de se
livrer à une appropriation exhaustive du travail, mais d’en souligner,
succinctement, quelques lignes fortes.
«Ce travail remarquable est un souci d’adaptation à la réalité avec la suppression de certaines Institutions et la création de nouvelles autres ainsi que la redéfinition de leurs missions, le caractère militaire, les attributions du président de la République, la gestion des ressource et la laïcité », a apprécié le colonel Abdoulaye Maïga. Et d’ajouter que le document sera soumis à un examen avant d’être amendé. Le gouvernement ne faillira pas à jouer sa partition, a-t-il assuré.
Oumar DIAKITE
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.