La cérémonie de lancement de ce programme exécuté
par le Secrétariat de concertation des ONG maliennes (SECO-ONG Mali) vise à
procéder au démarrage effectif des activités dans les douze communes bénéficiaires
de la région.
Il s’agira d’informer les autorités administratives et
politiques, la société civile, le secteur privé sur la vision, les orientations
et domaines d’intervention du programme «Benkadi» dans les politiques de développement
au niveau local et régional.
Le programme «Benkadi», faut-il le rappeler,
qui signifie en langue bambara «travailler ensemble dans la même direction» est
une réponse à l’appel à projet du gouvernement néerlandais dans le cadre du «partenariat
pour le pouvoir des voix».
Il vise à soutenir l’avènement d’une société civile
forte défendant les besoins et les droits des citoyens et contribuant à améliorer
le contrat social entre le gouvernement et les citoyens et créer une société
durable et inclusive. Le projet durera cinq ans (2021-2025) et prendra en
compte l’amélioration de l’espace civique dans le pays en matière de dialogue
avec les pouvoirs publics. Son objectif stratégique est d’améliorer la résilience
des groupes vulnérables aux effets du changement climatique, notamment, les
femmes, les jeunes, les personnes vivant avec un handicap.
Selon les
organisateurs, l’ambition du programme «Benkadi» est d’améliorer la
participation citoyenne, différente dans chacun des pays membres. Il vise la création
d’une société civile forte et dynamique, travaillant en synergie pour
influencer les politiques publiques de changement climatique à la lumière de
l’Objectif de développement durable (ODD) 13 et des ODD connexes tant au niveau
des pays que de la sous-région ouest africaine.
Bien que les contextes diffèrent
dans les quatre pays membres; dont le Mali, le Burkina Faso, le Bénin et la Côte
d’Ivoire, ces derniers sont tous confrontés à un défi majeur, à savoir celui du
changement climatique, qui les affecte.
La riposte aux effets néfastes du changement climatique fait face à une
participation citoyenne limitée et peu efficace, et surtout pour les citoyens
les plus touchés et vulnérables. Cette vulnérabilité au changement climatique découle
de la forte dépendance de ces pays aux activités économiques sensibles au
climat telles que l’agriculture pluviale, l’élevage, la pêche et la foresterie.
Le représentant du gouverneur, Tahirou Koté, a indiqué que le Programme «Benkadi»
de par ses objectifs, résultats attendus et stratégies d’intervention dans le
domaine du renforcement des capacités et du plaidoyer sur les questions
climatiques et de gestion durable des terres, s’inscrit en droite ligne de la
mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD).
Il s’intègre
parfaitement dans les priorités du Cadre de relance économique et de développement
durable (CREDD) et sera d’un apport important dans la mise en œuvre de la
politique nationale de protection de l’environnement en général et de celle
relative au changement climatique en particulier, adoptée en 2011.
Pour Tahirou Koté, les interventions du
Programme «Benkadi» contribueront à une meilleure prise en compte du changement
climatique et des pratiques de gestion durable des terres dans les politiques
locales. Il contribuera ainsi aux immenses efforts entrepris par les autorités
pour respecter les engagements internationaux signés par le Mali.
Il a invité les services techniques compétents
à accompagner le partenaire d’exécution SECO-ONG au niveau régional et les ONG
chargées de la mise en œuvre des activités du projet dans les 12 communes de
notre région. Il a également exhorté les ONG-partenaires dans la mise en œuvre à
plus de professionnalisme et à faire bon usage du financement reçu pour assurer
une grande résilience de nos communautés vulnérables aux effets du changement
climatique.
Mahamadou S. MAÏGA
Amap-Bougouni
Rédaction Lessor
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