Les conducteurs des tricycles ou «Katakatani» sont en colère
dans la Cité des rails. Le motif invoqué est la gestion de leur place (gare) près
du commissariat de police du 1er arrondissement de Kayes. Sur la question, il
existe une vive tension entre le bureau sortant et celui entrant de l’Union des
transports tricycles de Kayes. Et la transformation de cette union en
Groupement d’intérêt économique (GIE) est aussi une pomme de discorde.
La place des tricycles qui serait aussi convoitée par les opérateurs
économiques a été prise en bail par l’Union des transports tricycles de Kayes
qui réclamera aux conducteurs des 244 tricycles qui utilisent les lieux de
cotiser 200 Fcfa par jour, soit 48.800 Fcfa. Ceci pour faire face aux frais de
location, mais aussi alimenter la caisse de leur organisation. Ce fonds devrait
permettre d’accompagner les conducteurs de tricycles dans les cas d’accidents
de la voie publique et leur apporter un appui financier (10.000 Fcfa par
personne) dans les évènements sociaux.
Il faut dire que depuis 2015, la gestion de cette gare des
tricycles défraie la chronique. Et pour cause la mésentente entre les membres
de la corporation des conducteurs de motos tricycles. Cette crise qui a pris de
l’ampleur perturbe sérieusement le secteur des transports à Kayes. Certains ont
empêché les conducteurs de tricycles à garer leurs engins sur les lieux.
Ceux-ci en réplique ont décidé de ne desservir la ville encore moins de
permettre de rallier Kayes N’Di à partir du centre-ville.
Cette situation a été ressentie par la population. Au niveau
du marché, un conducteur de tricycle qui n’observait pas le mot d’ordre de grève
a été sommé de rebrousser chemin. Daouda Doukouré, chargé de l’information dans
l’ancien bureau de l’Union des transports tricycles de Kayes explique ignorer le
changement de leur union en GIE. Il ressort des explications recueillies auprès
de certains que l’ancien président de l’Union, Oumar Diallo et son vice-président
auraient changé le statut de leur organisation
pour le transformer en GIE, sans le consentement des autres.
Le président de l’Union des transports de tricycles, N’Golo
Magassa, explique avoir clairement informé les autorités administratives et
traditionnelles de la région sur le différend qui oppose son bureau avec les
membres du bureau sortant. Mis en accusation, le président sortant estime que le mot
d’ordre de grève n’est pas observé par tous les conducteurs de Katakatani parce
que ceux de Kamankolé, Lafiabougou, Faradabougou et Paparah continuent à
desservir la Capitale des rails.
Aujourd’hui, c’est un dialogue de sourds entre
les deux camps. Oumar Diallo avait, d’après ses propres explications, tenté en
vain de résoudre à l’amiable le différend qui l’oppose à ses adversaires. «Ceux-ci
m’ont convoqué chez le chef des griots à Kayes-Khasso qui a surtout conseillé
de maintenir le dialogue pour sortir de cette impasse, après avoir tranché à ma
faveur».
À le croire, ses
adversaires ont ensuite sollicité l’arbitrage des chefs de quartier. Ces
leaders traditionnels aussi auraient reconnu que le GIE évolue dans la légalité.
Oumar Diallo se veut conciliant. Mais les nouveaux dirigeants de l’union
entendent tirer les choses au clair. Des sources confirment que c’est le GIE
qui payait les frais de location de la place pendant des mois et 36.000 Fcfa d’impôts
annuels.
Le président sortant a saisi le tribunal qui aurait tranché en sa faveur. Des éléments de maintien d’ordre ont été mis à sa disposition pour sécuriser les lieux. «De ce fait, nous avons délogé les responsables du syndicat et non les conducteurs de mototaxis. Mécontents, ils se sont révoltés et ont entrainé les conducteurs de mototaxis dans leur mouvement. Ils ont même brutalisé certains conducteurs qui ne voulaient pas les suivre dans leur mouvement de grève», raconte le président sortant.
Bintou KOÏTA
Amap-Kayes
Rédaction Lessor
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