Dégradation de voie publique au niveau de «Wonida» : La grande interrogation

Les dernières pluies diluviennes qui se sont abattues sur la capitale ont provoqué l’effondrement du bitume au niveau de l’arrêt des Sotrama au niveau du marché des légumes. Cette situation provoque de désagréments chez les usagers

Publié mercredi 19 octobre 2022 à 05:59
Dégradation de voie publique au niveau de «Wonida» : La grande interrogation

Ce trou de grand diamètre représente un réel danger pour les usagers de la voie

 

Depuis le 10 septembre dernier, une partie importante de la route au niveau du carrefour de la place marchande dénommée en bamanakan «Pilasi kôrô» s’est effondrée suite à une pluie diluvienne. Sur cette intersection, où le trafic est très dense, il est apparu un trou de grand diamètre qui représente un réel danger pour les usagers de la voie. Ceux-ci n’apprécient guère de voir les bitumes de nos grandes artères se dégrader, sans que les services compétents du ministère des Transports et des Infrastructures ne lèvent le moindre petit doigt.

Aujourd’hui, au regard de ce spectacle qui s’offre au regard des usagers, certains d’entre eux se demandent si les structures en charge des questions de transport sont capables de répondre aux exigences d’entretien des routes dans les grandes agglomérations urbaines ? Personne ne peut leur reprocher de s’inquiéter de cette dégradation préoccupante de nos routes. Tous espèrent que les services compétents s’attèlent  à la tâche.

En attendant pour préserver les usagers, des blocs de béton on été disposés tout autour de ce trou de grand diamètre.  Ce qui est à l’origine d’un embouteillage au niveau de cette intersection qui conduit au Marché rose et au plus grand marché aux légumes de Bamako communément appelé «Wonida». Comme si cela ne suffisait pas, des vendeuses de légumes squattent aussi l’espace, depuis la destruction de cette partie du goudron, créant ainsi un tohu-bohu indescriptible. C’est un vrai cauchemar pour les riverains.

La situation complique davantage la régulation de la circulation par les policiers. Ceux-ci n’evont  cure. Ils sont même pointés du doigt par certains usagers qui estiment qu’ils représentent un facteur de complication avec le contrôle systématique des véhicules de transport dont les conducteurs s’arrêtent par indiscipline, soit par contrainte n’importe où et n’importe comment.


Ce qui entrave la fluidité de la circulation. Les particuliers sont aussi contraints souvent à une gymnastique intense pour se frayer un passage et sortir de la nasse. Moulaye Samaké, conduit un véhicule de transport qu’il cherche à garer pour débarquer des passagers. Il manœuvre habilement pour s’arrêter dans un espace réduit. Ce chauffeur fulmine contre ce gros trou qui pose de nombreuses difficultés. «On ne peut pas circuler librement. On doit faire le détour pour avoir des clients.


Cela augmente notre consommation en carburant, surtout en cette période de hausse du prix des hydrocarbures», se lamente le transporteur désabusé. Il déplore la situation qui provoque un embouteillage. Selon lui, le syndicat des transporteurs aurait dû réagir et incite qui de droit à réparer.



Bouchon permanent- Un autre usager qui a souhaité garder l’anonymat, s’indigne du manque de volonté des autorités compétentes à entretenir les biens publics. Il explique ne pas hésiter à mettre la main à la poche pour contribuer à la réparation de certaines infrastructures. Il cite volontiers l’exemple d’un panneau de signalisation qui était abimé.  Il a indique avoir pris sous bonnet l’initiative de le réparer dit l’usager de la voie. Le conducteur de moto taxi, Ali Badra Keïta, est lui aussi déconcerté par la situation en tant qu’usager. Lui aussi peste contre le grand bazar occasionné par la situation avec comme conséquence l’obstruction de la voie par les vendeuses de légumes.

Celles-ci pensent malheureusement être en droit d’occuper les lieux et exposent leurs marchandises à même le sol. Elles sont grincheuses et invectivent qui tentent de les raisonner. 

Aminata Sanogo, vendeuse de légumes a été chassée de son installation initiale du fait de cette dégradation de la route. Elle a pu, selon elle, se caser sur la voie. Mamadou Coulibaly, transporteur et syndicaliste explique que ce trou est à l’origine du bouchon permanent sur la voie. Et cela constitue une perte considérable pour les conducteurs de Sotrama. Devant la situation, les principaux acteurs se rejettent la responsabilité.

Le deuxième adjoint du maire de la Commune II du District de Bamako, Mamadou Kaou Touré, indique que la réparation de cette route n’est pas du ressort de sa collectivité.

L’édile incrimine l’Agence d’exécution des travaux d’entretien routier (Ageroute). Un agent de cette structure dit être au courant de la situation. Certes, reconnaît-il, leur mission consiste à réparer les routes. Mais, il pense que la réparation de ce dégât relève plutôt de la société Builders, apparemment une entreprise de sous traitance. Nos tentatives de joindre les responsables de cette entreprise ont été vaines. En attendant, les usagers de la circulation de cette voie prennent leur mal en patience.    

 Assitan KIMBIRY

Rédaction Lessor

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