Le village avait été abandonné par tous le 21 janvier 2020 suite à des tensions
C’est à la faveur d’une médiation à l’initiative de l’Association Monobeme de Koro et de l’ONG Initiative malienne d’appui au développement local (Imadel) avec l’accompagnement des autorités administratives, politiques et coutumières.
Il est utile de préciser que le village avait été abandonné par tous le 21 janvier 2020 à la suite de tensions intercommunautaires qui avaient eu de nombreuses conséquences sur la vie des communautés et le vivre ensemble.
La première rencontre intercommunautaire après le retour sur l’ancien site du village a été organisée le samedi 27 novembre dernier par l’Imadel, en partenariat avec l’équipe régionale d’appui à la réconciliation sur financement de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (Minusma). Elle a été l’occasion pour les communautés de se parler sincèrement et d’afficher clairement leur volonté de se pardonner et de vivre ensemble. Pour ce retour tant espéré par toutes les communautés, plusieurs défis se posent aux populations parmi lesquels la problématique d’approvisionnement en eau potable.
Parce que la grande mare du village dont le niveau baisse depuis la fin de l’hivernage reste la seule source d’eau que les hommes ont en partage avec les animaux.
Daouda Aladji Barry, chef de village de «Dioungani Peulh» relève que la population est obligée de parcourir 7 à 8 km pour s’approvisionner en eau potable. C’est pourquoi, les communautés ont profité de cette rencontre pour formuler certaines recommandations.
Il s’agit de l’appui à la reconstruction des maisons, la réalisation des points d’eau potable, la réhabilitation des bâtiments en banco avec la dotation de chaque famille d’un fonds de 500.000 Fcfa, la reconstruction du Centre de santé communautaire (Cscom) et de la medersa. La reconstruction du marché et celui à bétail, la mise en place et le développement d’activités génératrices de revenus pour les jeunes et les femmes afin de consolider la résilience économique locale.
Au nom des deux communautés, Moussa Eruko Guindo a remercié l’ONG Imadel et ses partenaires pour avoir facilité l’organisation de la première rencontre intercommunautaire sur l’ancien site du village. Il a aussi lancé un cri de cœur à l’État et aux partenaires techniques et financiers pour soutenir dans l’urgence les communautés de Dioungani dans leur volonté de vivre ensemble en toute quiétude.
Rappelons que l’ONG Imadel, en collaboration avec l’équipe régionale d’appui à la réconciliation et sous financement de la Minusma, intervient dans le Cercle de Koro, depuis 2019, dans le cadre du projet «Consolidation de la paix et renforcement des moyens de résilience dans le Cercle de Koro». Son implication a permis de renouer le dialogue entre les communautés, la réouverture des routes, des pistes de transhumance, des marchés et la fréquentation entre les communautés. La deuxième phase de ce projet qui a débuté en 2022, vise à consolider la paix et le vivre ensemble dans le Cercle de Koro.
Le coordinateur de l’ONG Imadel, Ali Diallo, a donné l’assurance que les recommandations issues de cette première rencontre intercommunautaire de Dioungani seront transmises à qui de droit. Cela afin de soutenir dans l’urgence cette volonté commune d’aller à la paix et au renforcement du vivre ensemble.
Moussa NIANGALY
Amap-KORO
Rédaction Lessor
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