Les fondations Tuwindi et Friedric Ebert
Stiftung (Fes) organisent, depuis hier dans un hôtel de la place, un atelier dénommé
«Marga. ML23» sur la lutte contre la désinformation et la promotion de
l’information fiable en Afrique de l’Ouest, notamment au Mali. La session est
destinée aux journalistes, blogueurs et autres professionnels des médias. La cérémonie
d’ouverture a été présidée par le ministre de la Communication, de l’économie
numérique et de la Modernisation de l’administration, Alhamdou Ag Ilyene. Elle
a enregistré la présence du directeur exécutif de Tuwindi, Tidiani Togola et du
représentant résident de la fondation Fes, Christian Klatt.
Cet atelier de deux jours vise à renforcer la
résilience démocratique dans la région en formant des journalistes, des
blogueurs et des professionnels de médias à détecter, contrer et prévenir la désinformation.
Cette initiative est justifiée par l’urgence de la situation, le besoin de renforcement
des capacités, le partage d’expériences et de bonnes pratiques, l’engagement
des parties prenantes et la promotion de la transparence et de la confiance.
Pendant la rencontre, il s’agit d’examiner les
défis de la désinformation, d’identifier les outils et les méthodes pour lutter
contre ceux-ci et renforcer la compréhension du rôle des médias. La session
adoptera une approche méthodologique comprenant des présentations, des conférences,
des ateliers interactifs, des études de cas, des sessions de partage d’expériences
et de bonnes pratiques, des débats et des travaux en groupe.
Selon le directeur exécutif de Tuwindi, cet
atelier intervient dans un contexte presque chaotique en termes d’information sécuritaire
et économique. «à partir de ce moment, un autre défi qui est extrêmement
difficile à gérer, c’est la gestion de l’information, particulièrement quand on
considère que c’est la désinformation qui est en train de prendre le pas», a
expliqué Tidiani Togola.
à l’issue de cet atelier, dira-t-il, nous
comptons sortir avec une stratégie qui pourra être implémentée pour pouvoir
arriver efficacement à lutter contre la désinformation et par la suite réussir à
faire un suivi de comment tout cela évolue au Mali mais aussi dans la sous-région.
Pour le représentant résident de la fondation
FES, il faut informer les gens sur la désinformation et avoir un discours
ouvert qui mentionne les défis et les difficultés qui existent pour avoir une
bonne information. Christian Klatt a remercié la fondation Tuwindi et le
ministre de la Communication pour tout ce qu’ils font pour les médias.
Le ministre de la Communication, de l’économie
numérique et de la Modernisation de l’Administration a, à son tour, salué la
Fondation FES, qui est un grand compagnon de la démocratie et de la liberté de
la presse au Mali. Avant d’exhorter les journalistes à forger leur personnalité
en mettant en pratique les théories acquises.
« Les mauvaises informations,
c’est la pire des choses, parce que transformer la vérité pour faire la promotion
du mensonge dans un esprit malsain, c’est pas du tout humain. Et aujourd’hui,
vous pouvez être utilisés même par des forces du mal pour faire mal à vous-même»,
a déclaré Alhamdou Ag Ilyene. Selon lui, la désinformation est abjecte et extrêmement
dangereuse, il faut l’éviter. « Rien ne doit vous amener à écrire des contrevérités
pour faire du mal ou pour être au service du mal. Je compte beaucoup sur vous
pour améliorer la qualité de l’information et de la communication», a-t-il lancé
aux participants avant de féliciter le directeur exécutif de Tuwindi pour
l’initiative.
Le ministre a, par ailleurs, indiqué qu’il n’est de la position d’aucun gouvernement ici au Mali de brider l’information ou de limiter la liberté d’expression. « Critiquer, mais critiquer sainement. Ce qu’il faut éviter, c’est la désinformation, c’est de se mettre au service d’une communication nocive initialement dans un but qui n’est pas vraiment morale et utile », a-t-il conseillé.
Amadou GUEGUERE
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