Les principaux conférenciers étaient, le conseiller technique au ministère de la Santé et du Développement social, Dr Boullagui Traoré, la coordinatrice de la CSLS-TBH, Dr Coulibaly Madina Konaté, et le gastro-hépato-entérologue au service d’hépato-gastroentérologie du CHU Gabriel Touré, Pr Moussa Y. Dicko.
C’était en présence de la représentante de l’OMS, Dr Niaboula Koné, et du vice-président de S0S/hépatite, Abba Touré. L’hépatite virale représente un problème majeur de santé publique à l’échelle mondiale. 254 millions de personnes sont porteuses chroniques du virus de l’hépatite B (VHB) dont 65% dans la région d’Afrique et en Asie pacifique avec 1,1 million de décès. Près de 50 autres millions d’individus sont porteurs chroniques du virus de l’hépatite C (VHC) dont 1 million de nouvelles infections et 242 décès, dus principalement à la cirrhose et au cancer du foie, selon Global hepatisis report 2024.
Et au Mali, le tableau épidémiologie des hépatites virales, établi en collaboration avec OMS en 2020, indique que la prévalence de l’hépatite B était estimée à 12,1%, soit 2,5 millions de personnes infectées et celle de l’hépatite C à 1,3%, soit 300.000 personnes infectées. Ce qui place le Mali en zone de forte endémicité selon la CSLS-TBH.
La coordinatrice du CSLS-TBH a rappelé que le département en charge de la Santé a, dans ses réformes en 2019, intégré le programme sectoriel de lutte contre le VIH/ sida, la tuberculose et les hépatites au l’ampleur de ces trois maladies. Et d’ajouter que sa cellule est opérationnelle depuis 2020. Selon Dr Madina Konaté on peut naitre avec la maladie et vivre avec jusqu’à 40 voire 50 ans avant qu’on ne se rende compte qu’elle a atteint le foie. Et de poursuivre que la maladie ne comporte pas de signes particuliers et que le dépistage reste le seul moyen efficace pour détecter la maladie rapidement et pouvoir trouver des solutions idoines. Ajoutant qu’on peut guérir de l’hépatite B et C si ces pathologies sont détectées tôt et qu’il existe aussi un vaccin contre l’hépatite B.
Le Pr Moussa Y. Dicko a expliqué qu’une hépatite est une agression du foie par les virus. Ces virus sont essentiellement 5 et sont nommés par ordre alphabétique, hépatite A, B, C, D et E. Pour lui, l’hépatite est généralement associé avec le VIH sida et les autres infections sexuellement transmissible. Il a également rappelé que la maladie est évitable par la vaccination. Et d’ajouter qu’au Mali selon une étude récente, 17% de femmes enceintes porte le virus hépatite B, si rien n’est fait elles pourraient transmettre la maladie à leurs bébés. Par ailleurs, le gastro-hépato-entérologue a précisé qu’il y a trois modes de transmissions, notamment la voie sanguine, sexuelle, et la transmission mère et enfant.
Quant au conseiller technique, il a expliqué que ces maladies, une fois détectées tôt, peuvent être traitées et amoindrir leurs conséquences et coûts. Et d’appeler la population a intégré le réflexe du dépistage pour une prise en charge dans les structures appropriées.
Ajoutant que la sensibilisation est essentielle dans la prévention et pour réduire considérablement les risques de la maladie.
Amsatou Oumou TRAORE
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.