Ce 28 janvier, aux environs de 7 heures, les maraîchers du secteur dénommé «Magnambougou canal» s’activent sur leurs périmètres. C’est ici que la maraîchère Maïmouna Samaké, une septuagénaire, travaille, depuis une trentaine d’années. «Avant de commencer ce métier, je venais sur le site cueillir des feuilles comestibles (gnougou) pour les vendre au marché en vue de nourrir ma famille. C’était durant le régime de l’ancien Président feu Moussa Traoré», se souvient-elle, assise sous un manguier. Elle observe ses deux petits-fils désherber des planchers de laitue (salade).
Sa belle-fille s’occupe de l’arrosage des plantes composées de la betterave, de carotte, de persil, de céleri et de tomate. Cet exercice de supervision est son activité favorite depuis qu’elle a pris sa retraite sous le poids de l’âge. La passion pour l’agriculture a conduit Maïmouna Samaké dans ce métier. Selon elle, c’est un travail rentable et digne. «J’ai préservé ma dignité grâce à cette activité. Si j’évoluais dans le commerce cela aurait été différent», se félicite celle qui a la démarche nonchalante. Grâce au maraîchage, elle a pu faire face aux charges de ses enfants depuis le décès de son époux, il y a plus de 20 ans.
L’habitante de Missabougou en Commune VI du District de Bamako reconnaît que son métier exige de plus en plus de moyens financiers. «J’achète un chargement de fumier d’une moto tricycle entre 5.000 et 6.000 Fcfa. Auparavant, j’en trouvais gratuitement», dit-elle d’une voix nostalgique. L’utilisation de l’engrais organique est devenue indispensable pour elle. Mais la vieille maraîchère assure en faire usage de façon à ne pas produire des légumes de mauvaise qualité. Elle n’est également pas à l’abri du vol de ces plantes et récoltes. La septuagénaire assure traverser des difficultés qui ont trait à la mauvaise qualité de certaines semences. «L’année dernière, on a acheté une boite de semence de persil qui n’a pas germé», se plaint-elle avant de dénoncer le fait que des boîtes de semences ne sont pas remplies.
Et de poursuivre que les mauvaises herbes sont de plus en plus envahissantes. «C’est un phénomène qu’on ne vivait pas autrefois. Des semis à la récolte, on faisait face à de très faibles quantités d’herbes», se souvient la maraîchère. Maïmouna Samaké explique que leur activité connaît un arrêt pendant la période de crue du fleuve. Il faut attendre, soutient-elle, que l’eau libère le périmètre pour reprendre le travail. «Si cela trouve que tu n’as pas d’argent pour acheter les semences, tu vas accuser du retard dans le démarrage des travaux», informe-t-elle.
Drissa Traoré, l’un des cinq fils de la maraîchère, est un conducteur. Rencontré au niveau de la parcelle de sa mère, il l’aide à entretenir les plantes. «Je n’ai pas de véhicule depuis quelques temps, je profite de ce chômage pour pratiquer le maraîchage. Ma mère exerce ce travail avant ma naissance. Elle nous apporte son appui financier quand nous sommes dans le besoin», confie-t-il. «Récemment, mes enfants ont été chassés de l’école pour non paiement de mensualités, c’est elle qui a payé les dettes pour que les mômes retournent à l’école», confie le conducteur.
Aïssata El Moctar TRAORÉ
Rédaction Lessor
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