C’était en présence de plusieurs invités, dont la ministre de la
Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Coulibaly Mariam
Maïga. L’organisation de cette table ronde s’inscrit dans le cadre de la mise
en œuvre du programme annuel d’activités de la chaire Unesco pour la culture de
la paix et des droits de l’Homme de l’USJPB. Elle prévoit au moins une activité
scientifique pour chaque journée dédiée aux droits humains.
À l’occasion de la table ronde, enseignants-chercheurs et experts des
droits de la femme ont abordé plusieurs questions, notamment la loi n°2015-052
du 18 décembre 2015, instituant des mesures pour la promotion du genre dans
l’accès aux fonctions nominatives et électives. Y compris l’implication des
femmes dans le processus de réforme et de refondation au Mali, cadre juridique
et institutionnel et l’implication de la femme rurale dans le processus de
réforme et de refondation au Mali.
Le vice-recteur de l’USJPB, Mamadou Lamine Dembélé, a campé le décor et souhaité la bienvenue aux invités à la table ronde.
Pour sa part, la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la
Famille, Mme Coulibaly Mariam Maïga, s’est réjouie de ces moments de réflexion,
de partage d’expériences et de discussion sur les défis communs en matière de
promotion et de protection des droits de la femme. La ministre Mariam Maïga a
aussi salué la pertinence du thème qui invoque le rôle et la place des femmes
dans le processus de refondation de notre pays, enclenché par les autorités de
la Transition.
Elle a aussi déploré, la difficile mise en œuvre des différents
instruments juridiques et politiques nationaux et internationaux qui, selon
elle, reste un défi, avant d’espérer que les discussions dans les différents
panels de la table ronde permettront de recueillir des d’idées novatrices
propices au changement de comportement pour une application efficiente et
efficace des mesures adoptées en faveur de la promotion et protection des
droits de la femme.
La représentante du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
scientifique, Kadidiatou Bouaré, a déclaré que les femmes constituent la plus
importante partie de la population malienne en général et de la population
active en particulier. «Les secteurs de production leur sont difficilement
accessibles ou tout simplement pas accessibles en dépit de l’existence des
textes juridiques et programmes nationaux», a-t-elle déploré, avant de noter la
faible valorisation de leurs activités qui conduit à la sous-estimation de leur
contribution productive à l’économie nationale.
Pour elle, la scolarisation des filles et leur maintien à l’école jusqu’au
niveau secondaire et supérieur, surtout dans les filières scientifiques
constituent des défis prioritaires au Mali. Au regard desquels, a-t-elle
souligné, l’université se doit de jouer pleinement son rôle, notamment par la
recherche de solutions novatrices à travers la mise en œuvre des activités de
recherches sexo-transformatrices visant à réduire l’inégalité de genre dans la
perspective globale de l’Étude nationale prospective Mali 2025, de l’Agenda
2030 du développement rural et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.
Précisons que dans notre pays, 1/4 des filles n’atteint pas la fin du
premier cycle dans plusieurs localités. Le taux d’achèvement du second cycle et
du secondaire par les filles est respectivement de 34,5% et 17,06%.
Assitan KIMBIRY
Rédaction Lessor
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