D’après cet expert du journalisme et de la
communication, la désinformation constitue une plaie pour le développement des
médias. À l’en croire, ce nouveau phénomène fait notamment suite à l’explosion
exponentielle des médias sociaux notamment du fait de l’évolution technologique
des moyens de communication.
«Dans un flot d’informations qu’on reçoit, il faut
qu’on puisse faire le tri entre la bonne et la mauvaise information afin d’éviter
d’être le relais d’une fausse information», a expliqué Moussa
Diarra.
Selon lui, pour ce faire, il est important de disposer des outils
de vérification de l’information pour éviter de contribuer à
l’amplifier. Pour celui qui est également le directeur de l’Agence de
presse du Mali, il y va de la crédibilité du journaliste de procéder à la
vérification de l’information avant de la diffuser.
«Le fact-checking nous
évite de vendre de fausses informations à notre public. Il nous permet en
revanche de lui fournir des informations fiables. Cela nous crédibilise et les
médias ont aujourd’hui besoin de crédibilité», a-t-il souligné.
Évoquant l’initiative de la formation sur des sujets comme la désinformation et le fact-checking, Moussa Diarra a insisté sur la nécessité, pour les hommes de médias, d’être en phase avec les derniers concepts. Partant de cette nécessité, il a mis en exergue l’importance de ce genre de formation qui a touché un grand nombre de journalistes. «Il ne faut pas qu’on se lasse de se former car ce métier évolue», a-t-il indiqué.
Alassane Cissouma
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