Semaine de la justice : Focus sur les réformes novatrices

Prévu du 9 au 14 février, l’événement sera marqué par des conférences, l’ouverture du siège de l’Ordre des experts judiciaires, l’audience de la 1ère session de la Chambre criminelle de la Cour d’appel, la délivrance digitale inaugurale du casier judiciaire et du certificat de nationalité

Publié mardi 10 février 2026 à 08:35
Semaine de la justice : Focus sur les réformes novatrices

Une vue des officiels à la cérémonie d’ouverture des travaux

 

Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, a procédé, lundi 9 février 2026, au lancement de la 4è édition de la Semaine de la justice sur : «la justice à l’ère de la concrétisation et de la capitalisation des réformes». La cérémonie de lancement de ce rendez-vous annuel de bilan et de perspectives s’est déroulée au Centre international de conférences de Bamako en présence de plusieurs autres ministres dont celui de la Communication, de l’économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène.

En sa qualité du président de la commission d’organisation, le secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, Dr Boubacar Sidiki Diarrah, a rappelé que la Semaine de la justice a été initiée en 2022 pour mettre en lumière les nombreux écueils rencontrés dans la distribution de la justice. Selon lui, la Semaine de la justice constitue un idéal pour promouvoir un service public de la justice plus efficace et plus performant de nature à restaurer la confiance des citoyens et des justiciables. Dr Boubacar Sidiki Diarrah dira que la semaine de la justice constitue aussi un moment privilégié d’éclosion des réformes, d’émergence et de mise en œuvre de changements structurels pour l’essor de la justice. 

La présente édition de la Semaine de la justice intervient au moment où la justice malienne entre dans une nouvelle ère de fructification des réformes générationnelles entreprises. Au nombre des réalisations notables enregistrées, le ministre Mamoudou Kassogué a rappelé que l’année 2025 a été celle de la confirmation quant aux retombées positives issues des premières réformes réalisées au triple plan juridique, institutionnel et organisationnel. D’après lui, à la suite de l’adoption du nouveau Code pénal et du nouveau Code de procédure pénale ainsi que la création de plusieurs nouvelles structures, il était question de relever un défi majeur.

Celui de la pleine opérationnalisation des différentes réformes, afin de donner corps au nouveau visage de la justice reposant sur quatre grands axes que sont : la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière dans une dynamique de lutte globale contre l’impunité sous toutes ses formes, le renforcement qualitatif et quantitatif des ressources humaines, la modernisation de l’appareil judiciaire et la nouvelle approche novatrice dans la gestion des droits de l’Homme.

En ce qui concerne la lutte contre l’impunité, particulièrement en matière de corruption et de délinquance économique et financière, le ministre Kassogué a laissé entendre que les deux dernières années du Pôle national économique et financier (2024 et 2025), ont été un tournant décisif avec des procédures ayant abouti à des centaines de milliards de Fcfa en termes de recouvrement direct et indirect au profit du trésor public. Pour le premier responsable du département de la Justice, le soutien du Président de la Transition, l’engagement et l’intégrité des autorités judiciaires concernées ainsi que l’efficacité de la nouvelle politique pénale issue des réformes récentes expliquent ces résultats flatteurs.

 

456 AUDITEURS DE JUSTICE- En outre, Mamoudou Kassogué a soutenu que le 2è axe du nouveau visage de la justice repose sur le renforcement quantitatif et qualitatif des ressources humaines. C’est avec un grand ouf de soulagement qu’il a annoncé que la justice a accueilli dans ses rangs, 456 auditeurs de justice (recrutés sur 4 exercices budgétaires : 2022, 2023, 2024 et 2025). Soit presque l’équivalent des effectifs actuels de magistrats en activité établis à 498, a-t-il révélé.


 «Il n’est pas exagéré de dire que le bateau justice a été sauvé d’un naufrage qui était presque inévitable en raison de la diminution drastique des effectifs pour classer, en 2020, notre pays parmi les derniers au monde en matière de ratio juge/habitant établi à 1 pour 30.000 habitants, soit moins de 40% des normes et standards internationaux fixés à 1 juge pour 10.000 habitants », a fait savoir le Garde des Sceaux.

évoquant la modernisation de l’appareil judiciaire, le ministre a indiqué que son département a entrepris une œuvre gigantesque avec l’Agence des technologies de l’information et de la communication (Agetic) pour concevoir une plateforme, e-justice, offrant des services en ligne, sur le casier judiciaire, le certificat de nationalité et les dossiers judiciaires.

 Enfin, le ministre chargé de la Justice a soutenu que la gestion des questions de droits de l’Homme a connu une nette amélioration avec la création de la direction nationale des droits de l’Homme, devenue une interlocutrice efficace dans l’environnement des structures étatiques et non étatiques dédiées aux droits de l’Homme dans notre pays.

Alassane Cissouma

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