Sur le site du Barrage de Markala, la délégation suit une présentation sur les potentialités et capacités d’irrigation de l’ON
Situé à 35 km de Ségou, le
barrage de Markala est la pièce maîtresse du système d’irrigation de l’Office
du Niger. Il ressort des explications des experts que sur un potentiel
aménageable de près de 2,8 millions d’hectares, l’Office du Niger a aménagé
130.000 hectares de sa création à 2017, soit moins de 10% permettant d’assurer
50 à 60 % des besoins locaux en riz, cultures maraîchères, etc. Toute chose qui
signifie que ce vaste périmètre de culture irriguée aménagé sur le delta
intérieur du Niger est loin d’être exploité comme il se doit.
Pour que le pays assure son
autosuffisance alimentaire, des investissements sont nécessaires, voire des
partenariats avec des organisations comme l’Union européenne. Des
sollicitations sont même en cours en la matière. «Une liste de projets nous a
été présentée à l’Office. Un examen sera fait en détail pour voir quel type de
projet l’UE peut financer», a rassuré l’ambassadeur de l’UE. Thomas Eckert et
le Président directeur général de l’Office du Niger ont, au cours de la visite,
suivi des présentations avant de sillonner le barrage.
Présentations qui ont
permis à l’ambassadeur de l’UE d’apprécier les capacités de l’ON. Il a relevé
que la potentialité sur la carte d’irrigation présentée représente à l’avenir
pour l’agriculture malienne, un terrain d’action pour les partenaires notamment
l’UE pour plus de ravitaillement en riz et en céréales. L’UE est un partenaire de
longue date de l’Office du Niger. Elle finance le Projet d’amélioration du
revenu des exploitants dans la zone Office du Niger (Parezon) à travers le
Programme alimentaire mondial (Pam) qui vient à la rescousse des producteurs.
Ce projet qui arrivait à terme à la fin de ce mois a été prorogé de 3 ans, a
annoncé Thomas Eckert.
Pour sa part, le PDG de l’Office du Niger, Badra Aliou Traoré a souligné que le Parezon est une bonne chose dans la mesure où la première phase qui a duré 8 mois et demi a permis d’aider beaucoup d’exploitants, notamment les familles démunies des zones de production de l’Office.
L’Union européenne est
beaucoup intervenue dans le cadre des aménagements et la réhabilitation des
terres aménagées.
L’Office, selon son PDG, veut redynamiser ce partenariat pour
le bien-être de la population. Mais aussi pour l’autosuffisance alimentaire et
nutritionnelle que les autorités attendent de l’Office. C’est sur une bonne note
que cette visite de l’ambassadeur de l’Union européenne a pris fin à Ségou.
L’Office et l’UE sont dans la dynamique de redynamiser leur partenariat pour
des projets futurs.
Envoyée spéciale
Mariétou KOITE
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