Le président de la Maison de la presse, Bandiougou Danté (c) intervenant à l'ouverture des travaux
À cet effet, deux groupes composés d’experts et de journalistes se sont penchés sur la problématique de l’autorégulation des médias et les défis économiques qui se posent à la presse. Également, ils ont abordé la question des crises internes de la faitière et celle de la cohésion professionnelle au sein des médias.
À l’issue des travaux, le premier groupe a recommandé, entre autres, la redynamisation de l’organe de régulation qui est le Conseil d’éthique et de déontologie des pairs (CEDP), une sensibilisation et une formation sur l’autorégulation. Aussi, il a été recommandé de faire une large adhésion des hommes de médias autour de l’autorégulation, doter l’organe de régulation des moyens humains, matériels et financiers, la vulgarisation des textes et l’application strictes des décisions et l’application des sanctions prévues par les textes.
Quant aux défis économiques, le groupe I a recommandé la relecture des textes sur la règlementation de l’économie des médias, la mise en place d’une convention collective et une adaptation au modèle économique actuel. Pour le deuxième groupe, il faut tout d’abord la relecture des textes de la Maison de la presse et augmenter les sessions de formation à l’intention des hommes de média. Ensuite, mettre en place un mécanisme de gestion de crises, diligenter le processus de mise en application de la convention collective et faire l’état des lieux de la gestion de l’aide à la presse.
Le secteur de la presse au Mali traverse aujourd’hui une période difficile, marquée par de nombreux défis sur les plans structurel, organisationnel et économique. Ces obstacles freinent son développement et limitent son rôle dans la consolidation de la démocratie. "La corporation refuse d’assumer son destin", selon le président de la Maison de la presse qui, dans son discours d’ouverture des travaux, a appelé chacun au dialogue pour trouver des solutions concrètes durant la Semaine nationale de la liberté de presse.
«Depuis notre arrivée, nous avons tenu de nombreuses assemblées générales et trouvé des solutions. Par souci de transparence, nous sommes prêts à écouter tout le monde. Les problèmes de la presse se règlent à la Maison de la presse. Ceux qui parlent sur les réseaux sociaux, on ne leur accorde pas d’importance», a affirmé Bandiougou Danté.
À ces difficultés s’ajoute un modèle économique dépassé, qui ne s’adapte pas aux évolutions technologiques et à la montée du numérique. Cela renforce la précarité des entreprises de presse. Mais, selon le journaliste Hamèye Cissé, « la presse s’est toujours débrouillée. C’est le premier secteur à avoir demandé une refondation. Il faut relire les textes. On en parle depuis 2001. Pendant cette semaine, on verra comment la presse a pu s’organiser elle-même, avec son Assurance maladie obligatoire (AMO), sa solidarité sociale. On peut y arriver, mais seulement dans la cohésion de tous».
Après avoir rappelé l’historique des luttes des journalistes depuis l’arrivée de la démocratie en 1991, il a ajouté : «Il y a eu beaucoup de crises dans la presse. Parfois, on s’est même retrouvés du côté de ceux qui nous divisent. L’organisation de cette Journée est donc une contribution à cette réflexion sur nos conditions».
Aminata DJIBO
Abdoul Karim COULIBALY
Rédaction Lessor
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