Elle a pour objectif de faire prendre conscience à tous les citoyens, mandataires comme administrés de la nécessité de bien connaître et de respecter lesdits symboles. Cela, en évitant les confusions qui les dénaturent, pour en saisir le sens, les valeurs incarnées et les conséquents effets de droit.
La cérémonie de lancement de ladite semaine, couplée à une conférence de
presse s’est tenue, vendredi dernier, au Mémorial Modibo Keita sous la
présidence du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux
Mahamadou Kassogué. Il avait à ses côtés, le président du comité des experts,
non moins directeur national des affaires judiciaires et du Sceau, Mohamed
Maouloud Nadjim et plusieurs invités.
En effet, le président du comité des experts a souligné que les symboles de
l’état, véhicules de valeurs, signes d’identité et d’appartenance à un
ensemble, sources de reconnaissance de soi et de son passé, cris et gestes de
ralliement, empreintes de l’état ou de la République, facteurs de fierté
nationale, sont restés longtemps dans l’ignorance, y compris des cadres du
pays. Cette ignorance, a expliqué Mohamed Maouloud Nadjim, les a exposés à
toutes sortes d’abus, de falsifications, de faux, de confection et d’usage
frauduleux dans une indifférence quasi générale. Sous l’égide du ministre
chargé de la Justice, un comité a été créé avec pour missions notamment
d’identifier les difficultés liées à la confection et à l’utilisation des
symboles de l’état. Au cours des travaux du comité d’experts, cinq symboles
forts ont été identifiés. Il s’agit du drapeau, l’hymne national, la devise, le
sceau et les armoiries.
Pour chaque symbole, a-t-il détaillé, un groupe, avec à sa tête un
responsable a été créé. Chaque groupe de travail a produit un rapport discuté,
validé et versé à un document unique le mémorandum d’une trentaine de pages
avec en annexe les rapports et la documentation collectée. « De fortes
recommandations ont été retenues à l’issue de plus de 10 mois de travail. Parmi
elles, certaines vont être déroulées au cours de la semaine », a informé le
président du comité des experts. Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme a rappelé que les
symboles de l’État bénéficient peu de la protection de nos instruments
juridiques. Ils sont utilisés avec des entorses dans la reproduction ou des
vices dans la procédure.
Selon Mahamadou Kassogué, les principes de souveraineté, d’exclusivité et
de conformité sont remis en cause. « Ce mauvais traitement est dû, en grande
partie, à la méconnaissance à la fois des symboles et des règles qui les
régissent. Ce qui n’exempte pas les cas d’usage frauduleux. Il est apparu
clairement un besoin de réprimer ou de sanctionner afin de mettre un terme à
ces pratiques », a indiqué le Garde des Sceaux. Pour le ministre chargé de la
Justice, l’idée d’organiser cette semaine est en parfaite adéquation avec
l’action gouvernementale de refondation de l’État qui implique la formation
d’un citoyen de type de nouveau, ayant le sens civique du respect des
institutions, de la loi, de l’autorité, et de la sacralité des symboles
républicains, inviolables.
Cette activité est également conforme aux orientations éclairées du
président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, qui est profondément
attaché aux symboles de l’état et à leur respect scrupuleux par chaque citoyen
de notre pays. Cela justifie amplement une vaste campagne à mener pour amener
les différents responsables et agents de l’état et de ses démembrements ainsi
que les citoyens à mieux percevoir les enjeux et la portée quant à une
utilisation harmonisée et légale des symboles de l’État.
Au cours de la conférence de presse animée par les experts du comité, les journalistes ont été édifiés sur les différents symboles et les activités programmées au cours de la semaine. Des séances d’explication avec les institutions, les départements ministériels, les écoles et universités, des démonstrations, des expositions sont également au menu du programme de la semaine.
Mariétou KOITE
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.